youth in rebellion

J’voudrais aujourd’hui

Vous faire un slam petit,

Vous pousser ma petite chanson

Pour dire toute la rébellion

Que je voudrais exprimer

Contre les modèles à penser

Qu’on inculque dans les sociétés !

Hum ! Hum ! Trêve de plaisanterie, la rébellion et l’esprit critiques ne doivent pas se cantonner au domaine des rappeurs,  rastas, technophiles et autres vifs métaleux qui aiment à pogoter dans des salles serveurs. La capacité d’émettre un jugement sur un dogme qu’il soit scolaire ou sociétal relève même d’un pur esprit scientifique conçu dans l’état de l’art.

Comme le dit si bien Henri Brugère :

« Les moyens développés pour enseigner les disciplines scientifiques, à tous les niveaux de l’éducation, semblent malheureusement n’avoir eu qu’une piètre efficacité. L’enseignement dispensé, qui a permis aux élèves de faire des exercices, de rendre des copies et de passer des examens, n’a eu aucun impact  formateur de l’esprit pour aiguiser le sens critique indispensable à la conduite de leur vie. Ce qui a été dispensé n’a été pris que comme des « informations », que l’on peut connaître, traiter, accepter ou rejeter, sans forcément adhérer aux concepts qui les sous-tendent. La confusion entre formation et information est préjudiciable ».

Dans ma « courte » ou « longue » carrière selon qu’on se place devant le verre vide, ou devant le verre plein, (Non,  pas « à moitié » il ne faut pas  faire les choses dans la demi-mesure),  j’ai rencontré autant de gens compétents et aiguisés pas le sens du travail bien accomplis mais abstinent du diplôme, que de gens à Bac + N et (!N)² années d’expériences capables de dire  beaucoup de lieux communs sans être capable de rentrer un peu dans la pratique quotidienne les opérationnels.  Ca doit certainement être mon esprit rebelle, ou critique, ou ma résistance naturelle face à « oui mais il est ingénieur » ou « elle a 30 ans d’expérience » car  je pense qu’il ne faut se baser que sur le concret des évènements et des actes « oui, 30 ans…  Mais elle n’a pas trouvé la solution à ce problème de haute disponibilité de l’infrastructure alors que la stagiaire, elle, a proposé d’utiliser une solution qui fonctionne » et « oui, ingénieur… mais il est aussi RSSI* et je suis en train de lui expliquer ce que signifie le mot certificat» (parfois, c’est édifiant.)

Quoi qu’il en soit, dans la vie personnelle comme professionnelle on devrait appliquer cet adage  « La première règle d’hygiène mentale est de douter de tout » à commencer par soi-même, et donc, à faire en sorte de mettre à jour ses connaissances comme on procède à un rafraichissement chez le coiffeur (mais pour l’intérieur de la tête), pour ne pas se reposer les doigts en éventails sur les lauriers rutilants d’une durée d’expérience ou  d’un diplôme (parce que pour que ça brille, il a fallu frotter, et ça finit toujours par en dire long sur les compétences que ça  développe…) mais aussi pour ne pas tomber dans le panneau beaucoup trop simple des légendes urbaines des entreprises qui consistent à croire tout ce qu’on nous raconte. Se faire sa propre opinion, en toute circonstance et par n’importe quel moyen, permet de comprendre les logiques, et processus sous-jacent à tout.

Résister à la conformité et au formatage permet de se glisser dans beaucoup de problématiques de les comprendre, de les analyser, de les solutionner, tout cela par un contrôle permanent de ses références et méthodologies, mais aussi par une remise en question récurrente de ses connaissances est une mise à jour hygiénique.

(Merci à Yann pour son apport documentaire à cet article)

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