Agilité : Le bonheur est dans le flux

Mihaly Csikszentmihalyi en plus d’avoir un nom imprononçables pour nous français (une petite aide ? « tchik-sainte-mi-aïe-i » … ), est un psychologue hongrois qui étudie et enquête sur l’«expérience optimale». Ces travaux ont révélé que ce qui rend une expérience véritablement satisfaisante est un état de conscience appelé flux.

Au cours du « flux », les gens ressentent généralement la jouissance profonde, la créativité et une implication totale avec la vie.

Dans son livre, Monsieur Csikszentmihalyi démontre comment cet état positif peut être contrôlé, et non, seulement laissé au hasard.
Il enseigne aussi comment l’expérience optimale, en ordonnant l’information qui pénètre dans notre conscience, peut permettre de découvrir (ou redécouvrir le vrai bonheur et grandement améliorer la qualité de nos vies.

Le flux concrêtement c’est quoi ?

Pour Csikszentmihalyi c’est un état psychologique.

De façon simple :
Imaginez un instant que vous êtes en chemin d’une pièce à une autre pour accomplir quelque chose et qu’en chemin la porte d’une pièce à l’autre se bloque à mi-parcours. Votre flux vient d’être interrompu, et vous en ressentez de la frustration, soudain vous prenez conscience que vous perdez du temps, et que cette fichu porte vous embête bien car elle vous fait perdre le contrôle sur votre action.
Imaginez que vous recherchez (peut-être comme moi) de façon continue de l’information, sur internet pour résoudre une problématique, et que soudain lors de l’affichage d’un sujet, une page met trois plombes et force jauges de progression pour s’afficher interrompant l’état extatique dans lequel vous vous étiez mis pour accomplir votre tâche. soudain votre temps vous parait non productif, inutile, vous vous sentez frustré.

Bon de façon plus scientifique en gros le flux ce caractérise par ces choses :

  • la dissociation temporelle ou la perte de la notion du temps ;
  • l’immersion ou la concentration totale dans une tâche ;
  • l’intensité du plaisir ;
  • le sentiment de contrôle de l’interaction ;
  • la curiosité sensorielle et cognitive.

En gros, le flow est un « underlying thinking » une forme de psychisme sous-jacent, de pensées en double voix, de concentration profonde et intuitive.

En grande partie, Mihaly Csikszentmihalyi explique que le flow peut principalement être atteint parce que la mémoire et les compétences se sont longuement et correctement construites et qu’elle sont confrontée au défi, au challenge, d’une réalisation.
Funders & Founders en on fait une représentation assez facile à comprendre :
flow 2

Mais quelle rapport avec l’agilité ?

Forcément, étant entourée d’agiliste (et en étant, modestement, une, moi-même) je n’ai pu m’empêcher de leur soumettre ce sujet et de les faire parvenir à la conclusion que l’agilité était une forme d’extension du Flow, à la réalisation d’un produit…
Et que donc, il était parfaitement possible de vivre un état de plénitude, lorsqu’un projet était réalisé grâce à cette pratique. (bon là ce sont mes conclusions personnelles, j’avoue)

Explication.

  • La méthode/ pratique agile a pour but de mettre à disposition de l’équipe de réalisation suffisamment (et en même temps suffisamment peu) d’informations et assez d’interactions avec le métier / client, pour que le déroulement de leur tâche se fasse sans l’interruption d’un manque d’information nécessaire mais surtout dans l’état de contrôle de l’intéraction
  • Aussi, le fait que l’équipe de réalisation dispose des informations qui permettent de vérifier la qualité et l’adéquation de sa réalisation avec le métier en même temps que les spécifications (les tests d’acceptation avec le backLog) permet, par l’immersion de provoquer l’état de flow, de bien être dans la continuité de l’action, mais aussi de contrôle et de pleine exploitation des potentialités et des compétences.
  • Le cérémonial agile sert comme une forme de Kata en art martial : plus on le pratique, plus on maîtrise la gestuelle et par conséquent, plus on est fluide et détendu en le faisant. C’est aussi une garantie de ritualisation, et de planification des interruptions dans le travail, pour parvenir à ne pas trop interrompre l’équipe de réalisation (leur permettant ainsi de rentrer dans l’état de flow)
  • L’ergonomie est une forme d’extension du flow. Produire un applicatif qui ne vous soumettra pas à des interruptions incessante vous aidera toujours mieux à accomplir ce que vous étiez venu faire dessus. L’agilité, qui offre la possibilité d’introduire du changement, par l’expérimentation et les démonstrations, apporte progressivement à l’utilisateur final l’expérience utilisateur optimale à son utilisation.

En conclusion, je ne sais pas si le bonheur est dans tous les flux*, Mais il est au moins dans celui de Monsieur Csikszentmihalyi et certainement dans celui de l’agilité.

*tampax

Je ne suis pas la seule à raconter ma vie dans les IT…

Si l’envie vous prend, comme moi, de raconter votre vie dans les IT, voire de la relativiser, je vous recommande la lecture de ces précieux articles qui ne s’applique à tous les profils dans les IT.

Mon Maçon était illustrateur

Copyright Mon maçon était illustrateur

Les phrases à ne pas dire devant un graphiste

Quelques extraits pour vous mettre l’eau à la bouche… (ou les larmes aux yeux… au choix)

Ça ne vous prendra que 2 minutes

« C’est un projet rapide » est une phrase qu’un graphiste rencontre souvent, et ça à le don de l’agacer. Même si c’est peut-tre le cas, laissez-lui en juger par lui-même.
En plus de cela il arrive régulièrement qu’une demande, â priori simple, soit en réalité bien plus complexe….

Si vous travaillez bien, je parlerai de vous autour de moi.

Si effectivement votre réseau est assez étendu pour de façon quasi certaine pouvoir proposer d’autres projets par la suite c’est un bon point, sinon
évitez ce genre de promesses.
L’Ego d’un créatif n’est pas aussi grand que ça pour lui permette de se nourrir de reconnaissance et d’eau fraîche.

Toutefois, préférez attendre la fin du projet pour faire cette offre. Cette phrase sera mieux perçue si elle est utilisée comme un remerciement et non comme un appel à baisser les prix, pour les prochaines fois.

Je valide ! (et le mail d’après) j’aurai encore quelque modifications…

La validation pour un concepteur c’est le Saint Graal, ne l’utilisez pas à tout va.
Dire « je valide » c’est signifier que vous ne reviendrez plus dessus.

La vie (de merde) des pros

Web Agency Fail

client — Vous corrigez les bugs ? Pourquoi n’avez vous pas directement codé le site sans bug ?

Client — Il me faudrait les PSD terminés, je ne peux pas deviser en me basant sur des brouillons.
Chef de projet — Ce ne sont pas des brouillons…

La (très dure) vie dans les SSII

En recherche d’un nouveau poste, je suis invitée à un entretien dans une SSII. Je présente mon parcours, le commercial présente la boite. Je cherche à en savoir plus sur une mission évoquée au téléphone. Il me répond « ah, c’est une annonce fictive, on a rien à se mettre sous la dent, alors on fait du sourcing pour tuer le temps »

Bref, graphiste, développeur, (…) même combat…
N’hésitez pas à participer pour partager vos expériences malheureuses, vos liens intéressants, sur le sujet.

Par contre, si Les réseaux sociaux, quels que soit leur forme, vous permettent de poster un avis sur votre société, votre vécu, votre expérience, n’oubliez pas que tout ce que vous y écrivez est donc enregistré, et peut, éventuellement être retenu contre vous d’une manière ou d’une autre.
Restez donc factuel, courtois, et bon enfant dans l’humour, parce que oui, même si 3 recruteurs sur 4 consultent votre profils sur internet, tous ne sont pas dénués d’humour, bien au contraire.

Message in a bottle

« (…) si l’information n’est que dans la tête de mes collègues il faut qu’ils soient disponibles, mais si elle est ailleurs comment ne pas perdre l’opportunité d’y accéder si le “connecteur” n’est pas disponible, ne peut lire mon message ? »

« Luis Alberola nous disait dernièrement qu’il allait falloir apprendre à parler à des robots au fur et à mesure que nous saurions construire des systèmes capables d’automatiser la résolution de nos problèmes (mêmes ceux qui ne semblent pas automatisables aujourd’hui peuvent le devenir demain). Je me demande si en fait ce ne sera pas aux robots d’apprendre à nos écouter, ce qui n’est pas la moindre des nuances dans notre rapport à l’outil. »

« Et un jour nos outils inertes deviendront acteurs pour mieux nous aider. La technologie sera vraiment humanisée le jour où on pourra networker avec son ERP »

source :  Hello, je suis ton ERP, et je te parle

En théorie et en l’absence des outils capables (quoique sharePoint 2010 permettent de répondre en grande partie à cela, pour peu qu’il soit correctement peuplé et administré) le networking intelligent consiste à transmettre de l’information.

Pendant des années le pouvoir a été assimilé à la connaissance et à la rétention d’information. « Je sais un truc que tu ne sais pas, alors fais ce que je te dis et ne discute pas » ce qui a annihilé toute forme de « propositions » alternative, ou solutions de contournements qui pouvaient s’avérer moins couteuses, parfois bien plus pertinentes, que certaines décisions prises sans analyses techniques ou fonctionnelles.

Aujourd’hui l’ère est au deux points zéros, entendez par là le Management 2.0, le networking 2.0, le web 2.0, le frigo 2.0, Les orteils 2.0 (…) mais aussi 2 points positifs pour la communication « ouverte » dans les entreprises Vs l’obsession du contrôle par une élite.

– Pourquoi parler ? 1/0

Un outil auquel on fait confiance est un outil qui « parle » et qui donne des indicateurs fiables, d’abords parce que la collecte et le report des métrique ont été bien conçus, parce qu’il répond à des sollicitations (sous forme de cron, ou de onDemand), mais aussi parce qu’il a la capacité de parler soit « en continu » (logs) soit régulièrement, quand cela lui parait pertinent (rapport) (soit les deux, pour les petits chanceux bien équipés) par conséquent, un collaborateur fiable doit aussi être doté des mêmes qualités. En tant que chef de Projet, n’hésitez pas donc à reporter (de façon formalisée bien sûre) ce qui vous semble pertinent en matière d’impact ou de risques (quitte à ne pas toujours être entendu, et à devoir répéter, d’une façon ou d’une autre, votre participation à la communication pallie l’absence d’outil qui le ferait pour vous) cela permettra aussi de confronter votre opinion ou point de vue et d’affiner votre jugement et votre capacité d’analyse.

Comme dit le proverbe mieux vaut se tromper et se corriger dans la phase d’étude plutôt que de le faire dans la phase de mise en œuvre.

– Pourquoi écouter ? 2/0

L’information se situe encore beaucoup dans la tête, (d’ailleurs qui se conçoit bien s’énonce clairement, il convient parfois de documenter ses projets au moins pour juger de leur cohérences) et perdre un collaborateur qualifié qui documente peu, et communique peu, même si tout le monde est présupposé remplaçable (ce qui est tout même très vrai, il ne faut pas se faire d’illusion) est un manque à gagner important, l’écoute améliore la compétence « transverse » et la capacité à s’inscrire dans un système complexe. L’écoute permet d’agréger (avec le temps, un minimum de prise de note, et une base de gestion documentaire associée dans le meilleur des cas) une somme de détails de connaissances qui permettent une meilleure présence et capacité d’interaction dans son système d’information.

En conclusion 2 point à zéro pour la communication versus la rétention d’information.

Un bonus pour qui sait répondre et réagir à une sollicitation au bon moment, comme le font très à propos certains Networkeur quand ils découvrent dans votre statut FaceBook, Viadeo ou LinkedIn que vous allez chez tel ou tel client, que vous galérez pour trouver un cabinet de recrutement, ou un travail, ou que vous avez gagnez au loto.