Demain… les projets seront multi-prestataires.

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Chaque domaine du digital devient de plus en plus pointu, et réclame de fait d’être un expert dans chaque sujet abordé. Tout particulièrement dans le digital, la réalisation d’un projet s’avère très complexe, voire quasi impossible pour les entrepreneurs qui, avec une petite équipe, espèrent se placer face à des géants implantés lourdement sur le marché, et n’offrant plus que des « standards ».
C’était un peu l’espoir de l’open source, donner sa chance à des communautés, et permettre un usage professionnel, ça sentait le petit poney à plein tube et de beaux papillons surfaient sur des arc-en-ciel, mais on est encore loin de ce qui se profile.

  • Le monstre

Le problème principal repose dans le besoin de devenir multi-compétences (comme Leeloo Dallas Multipass) et d’avoir à la fois :
– Un rôle d’agence graphique, ergonomique, peuplée de talentueux esprits innovants, et spécialisés dans la recommandation d’architecture de l’information
– Un rôle d’agence dans l’accompagnement au marketing sous forme éditoriale, entre autre, mais pas que, parce que le wording, ça compte.
– Un rôle de conseil en marketing, couplée avec des outils pour faire des recommandations par l’étude du comportement des inter-intra-extra-nautes,
– Un rôle de référent et de metteur en oeuvre de projets mobilité et tous les aspects relatifs aux usages, qu’il s’agisse de téléphone ou de tablette


Mais il faut aussi…
– Connaitre parfaitement le SEO, ses enjeux, ses tenants et aboutissant, les services qui peuvent être consommés, et la régularité du suivi sur les différents moteurs de recherche
– Savoir faire du consulting dans toutes les phases projets de la conception à la réalisation en accompagnant par exemple dans le choix de l’outil et de technologie, en faisant de la recommandation d’architecture, du conseil de mise en oeuvre, et de l’accompagnement au changement -mais ça aussi c’est un peu de l’agence… ha ha !-
– Etre un pôle de production opérationnelle (depuis la réalisation : montage, développement, test unitaire, contrôle qualité …) mais aussi de la gestion opérationnelle (gestion de projet, suivi, recette, formation, accompagnement au changement aussi ici…)


Et en complément il faut…
– (tant qu’à faire) Proposer une offre d’hébergement et d’infogérance
– Avoir dans un coin quelque part (ou dans un placard) une petite possibilité d’offrir des services dans le Cloud (à pronnoncer Klaoudh par ce que je le vale bien !)
– D’être à l’occasion éditeur de solution si on peut, voilà voilà, rien que ça


Et avec tout ça faut avoir :
– un pôle commercial, riche, techniquement capable, pour aller chercher du business
– et puis un pôle recherche et développement pour s’assurer de la faisabilité technique d’une réalisation…
(Mais ces derniers sont des centres de coûts qu’il faut avoir la capacité d’anticiper et de couvrir… )
– etc. etc.

BREF ! A moins d’être un monstre à plusieurs têtes, de multiples yeux, de multiples cerveaux, et de nombreux bras, difficile de se positionner sur les demandes aussi larges que complexes qui ne représentent pas moins que l’absolument nécessaire pour la flopée d’appels d’offres qui inondent le marché.
Même les grosses structures peuvent souffrir du manque d’organes dans certains type de compétences : ce fut particulièrement le cas lorsque tous les sites webs ont du se décliner sur des terminaux mobiles, tablettes, et autres dessous-de-verre, et qu’aucun consultant n’était présent pour la recommandation de mise en oeuvre entre responsive design, site mobile et application mobile(…)
A l’absence de compétences existantes la seule réponse des grosses structures à cette problématique est d’abord d’opter sur les espaces de recherche et développement, difficile, pour le petit entrepreneur ou la petite structure qui souhaite montrer le bout de son nez sur le marché d’avoir une chance de pouvoir se positionner s’ils n’ont pas un gros temps à perdre.

Alors quoi faire ?

Laisser la place aux entrepreneurs a toujours été un moteur de l’innovation, un retour au simple et au sources de l’efficacité aussi. Alors pourquoi pas laisser une place aux entrepreneurs, mais surtout, leur donner la chance de s’associer en consortium.

Ce qui nous attend ?

A mon sens ce sont :
– Soit des grosses structures qui pourront répondre à des appels d’offre, seuls, voire avec de l’aide sur certaines briques toutes particulières puisées dans la source originelle des free disposables à volonté…
– Soit des mega-consortiums de petites structures qui se coordonneront et seront en mesure de répondre ensemble chacune avec son domaine d’expertise.

Ce qui va changer ?

multi_prestaLe mode de gestion de projet bien-sûr. Demain, on aura des supers-chefs-de-projets, probablement indépendants qui se chargeront à temps plein de faire le relais entre de nombreuses structures et le client qui ne souhaitera pas devoir consolider le travail de ces consortiums. En terme organisationnel ça va aussi changer la donne, on ne pilote pas de la même manière de nombreuses structures indépendantes (chacune avec son propre mode organisationnel) et des entités au sein d’une même société, déjà parce que chaque société a ses enjeux, ses forces mais aussi ses faiblesses (comme la folle envie de glandouille et de refourguer la patate chaude à un autre prestataire)… Il faudra aussi lutter contre l’improductivité, et accepter l’autorité de ce super-CP. Mais il faudra aussi savoir vendre sa prestation et faire valoir de son savoir organisationnel.

Est-on mature pour cela ?

Je ne sais pas, je pense qu’avec un peu d’ouverture d’esprit (et de temps et d’argent bourdel!) oui. On voit bien de nombreux mode de management se profiler : entre la journée recherche et développement chez Google et l’auto management chez Valve (la célèbre marque de jeux vidéo on a démontré que d’autres formes de « faire » se profilent, on peut bien imaginer une « méthode universelle » et des consortiums particulièrement performants et actifs entre petites structures d’entrepreneurs et qui auront tout à fait leur place sur le marché concurrentiel. Ça offrira un nouveau panel aux clients et les prestataires ne seront plus seulement des mégas structures bureaucratiques avec de niveaux hiérarchiques, mais probablement des hybrides composites travaillant en parfaite symbiose… (et là on pourra retourner rêver à nos magnifique petit poneys) poney_land_2

Don qui chiotte

La seule véritable ambition de ce blog est de donner un peu plus de valeur ajoutée au métier de chef de projet qui pendant de nombreuses années s’est retrouvé relégué

  • soit au rôle ingrat et peu gratifiant de passe plat,
  • soit dans celui de « chef » et larbin en même temps.

Bon je l’ai dit et rabâché mais comme dirait mon ami de WeAreMedia « répétition est mère de l’éducation » : un chef de projet c’est un pilote de 3 aspects primordiaux d’un projet : périmètre, budget, planning (bon et un peu qualité aussi); accessoirement et à ses heures (dont aucune n’est perdue) il est aussi un peu manager de ressources, mais de ce management dont on discerne mal les contours et qui n’a aucun pouvoir de sanction.
Bref il n’a de « Chef » souvent que le titre, et il pourrait passer sur M6 pour faire des fanes de carottes vapeurs, ça changerait pas grand chose.

Je ne traiterai pas aujourd’hui de la problématique du chef de projets qui a 25 bras comme Krishna et qui se retrouve à devoir contrôler périmètre, budget, planning, réunions fonctionnelles, pilotage d’offshore, relation commerciale avec le client, et à mettre les mains dans le code parce que tu comprends, à 50% de ton temps, tu es aussi développeur, et puis ça serait bête de gâcher tes belles compétences, après tout, on t’a pris parce que tu acceptais de faire les deux et vaille que vaille parce que de toute manière on n’a que toi, ou un groupe éventuel de personnes très motivées mais dont le décalage horaire est un poil violent, et pas vraiment à cheval sur ta journée de travail, mais si l’envie de bosser soir et week-end en plus t’intéresse, ben, y’a moyen.

Piranha et banette jauneNon je ne parlerai pas de celui-là, je m’inclinerai juste à lui tirer mon chapeau, parce que quand même, autant de sacrifices, on n’avait pas vu ça depuis mère Thérésa, mais je vais vous parler de ces Chefs de projets (mais aussi Directeurs de projets, Commerciaux, Assistants et autres Collaborateurs du même acabits) qui ont cette salle manie de transmettre d’un service à un autre, d’un client à un presta, d’un client à une ressource, (etc, etc, et points de suspensions …) des informations, des documents, ou des missions, sans y avoir apporté la moindre valeur ajoutée (si ce n’est que d’avoir rempli le minimum obligatoire et imposé du process : autant dire le minimum syndical + les pauses : Posez l’enveloppe dans la bannette jaune, merci.)

Je persiste à croire que tout comportement ayant pour but de n’apporter aucune valeur quand on demande à quelqu’un d’autre de faire notre taf mérite qu’on se fasse traire aimablement par une colonie de Piranhas qui auraient pas mangé depuis le James bond de 1967.

Ce chef de projet, ne vous trompez pas, s’appelle un passe-plat.

Et donc on fait comment quand on a un passe-plat dans les pâtes ? (oui, c’est un mauvais jeu de mot, je vous l’accorde, mais ça vaut mieux que ce qu’on trouve dans le pâté, non ?)

  • Le cas passe-plat collègue de travail.

Et ben on l’éduque !
D’abord on lui dit ce qui manque, explicitement.
S’il ne vas pas chercher l’info, on lui demande expressément de s’en charger et on lui pointe où la trouver, et si enfin il n’a rien trouvé par paresse, moment d’égarement, problème d’organisation, on lui dit enfin « ça, ça devrait être ton taf : je le fais mais une fois, pas deux »
Et surtout on ne le refait pas ! (et on ECRIT tout ce qu’on demande, voire on relance régulièrement)
Et si malgré tout cela, le passe-plat persiste à penser qu’il est serveur dans un restaurant parisien, on lui rappelle subtilement ce qui manque à son curriculum vitae : « Non mais Allo ? Allo ? t’es employé et t’as pas de compétences ? Alloooo ? C’est comme si t’étais un employé qu’on payait à rien faire, non mais alloooo y’a quelqu’un qui répond ? »

  • Le passe-plat qui bosse pour ton client…

… et qui souvent est ton seul intermédiaire avec celui-ci… On appelle ça un A-AMOA : un Assisté Assistant à Maîtrise d’OuvrAge.
Celui là on l’aime particulièrement pas, parce que c’est le choix du client, un mauvais choix, mais difficile de lui faire remarquer.
On a pour seule option que de tracer ses erreurs et de les remonter au client, et d’espérer que le client finira par faire le tri ; mais il faut être patient avec ce passe-plat-là.
En général, impossible de le faire progresser, ce passe-plat est vraiment le plus mauvais, même en prenant des décisions à sa place, il (ou elle) ne comprendra pas, et en profitera pour vous faire passer pour le méchant larbin qui n’obéit pas assez.

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  • Le passe plat qui est ton client

Bon, là, pas de bol : courage, fuyez !
Ou plutôt obéissez, et rongez votre frein en attendant. C’est le client. Dites vous que déjà il est sympa de passer des plats, il pourrait ne pas les passer du tout, et vous demander de les passer à sa place. D’ailleurs, parfois, il le fait. Profitez-en pour vous faire embaucher, à sa place où à ces cotés, ça doit être bien sympa un boulot où on ne passe que les plats sans trop réfléchir pourquoi on le fait.

Conclusion :

Vous devez donc vous demander pourquoi donc ce titre là ?
Parce que Moralité : Il ne sert à rien de lutter contre les passe-plats comme Don Quichotte De La Manche lutte contre les brasseurs de vents, ils sont là, ils existent, il font chier (n’ayons pas peur des mots), il faut apprendre à faire avec. Et puis, c’est aussi un bon moment pour se convertir à Douglas Adams et oublier la brave chevalerie pour aller un peu farmer, et repasser le plat à votre passe plat préféré en lui demandant de requalifier.

 

Un grand merci à Omaha pour les illustrations de cet article.

Sauvez un projet, fouettez un graphiste (en plus il aime ça)

Je sais que depuis que je suis consultante, je n’ai pas mis beaucoup d’article sur la gestion de projet, mais je rattrape sous peu, plein de petits articles attendent au four.

Voici LA checklist du chef de projet pour qu’il casse les pieds, lourdement, aux graphistes, créa et autres ergonomes qui font dans la dentelle, la fantaisie, l’effet WWOuahou, et qui vont gentiment, sans le savoir, eux, plomber la relation client parce que « sur les maquettes c’était plus beau » ou « mais pourquoi c’est si lent ? » ou encore « comment ça c’est pas dans le périmètre du projet ? C’est sur les maquettes ! »

C'est beau le lisssage... en web ça donne plutôt la partie à gauche

  1. Le lissage des polices.


    Le lissage des polices sur une maquette, c’est la joie de présenter au client une maquette toute propre, suave, et peut-être éventuellement si les clients n’utilisaient que Firefox, quelque chose de presque reproductible.
    QUE NENIE. Le lissage sur les maquettes c’est le Bad, il faut le bannir, ça ne sert non seulement qu’à flatter l’égo du graphiste mais ça ne produit jamais l’effet final = l’effet web (tu sais le truc avec des pixels)
    Présenter une maquette « propre » à une direction de la communication, ce n’est pas présenter un site web à un million d’utilisateurs.
    Comment savoir ? Tout simplement, demander au graphiste « est-ce que tu as fait la grosse connerie de lisser les polices sur les maquettes, elle a l’air bien propre et… pas très ouebe » ? Vous verrez ça fait tout de suite son petit effet.

    polices_non_web

     

  2. Les polices « non web »


    On a beau se persuader que les navigateurs se modernisent à outrance, le jeu de police associé reste le même. Donc quand un graphiste ajoute une police non web à une maquette, le résultat sans Javascript activé = police web (entendez un moche Arial, un hideux time new roman, ou un acceptable Verdana) ; par conséquent ? Que faire ? Opter pour un de ces plugin JavaScript Barbare : @font-face ? @cùfon ?
    Et la compatibilité navigateur de ces petits plugins ? Une jolie petite blague pas vraiment drôle pour les versions d’Internet Explorer, et de longues heures de recette… (et puis avec les utilisateurs d’IE6, qui devraient être flagellés au marti-fouette trempé dans l’acide, parfois on se retrouve des heures à faire des tests et des ajustements sur une machine virtuelle aux performances tout ce qu’il y a de plus relatives)
    Bref, quand un graphiste introduit une police non-web attendez-vous à souffrir, par conséquent, prenez de l’avance, offrez-lui un cactus.

     

  3. Les blocs Étirables.


    Le bloc étirable est adaptable partout, il est beau, il est mignon… sauf que pour faire un bloc étirable il faut lui donner une structure proche de celle d’un plan d’architecte, tout en lui confèrent la solidité d’accueillir le contenu du client qu’il soit volumineux ou minuscule, bien sûr, celui-ci sera encore plus complexe dès qu’il aura des bords arrondis, des effets ombrés, du relief, une image qui en déborde etc… etc…
    Pour chaque minute de css pour répondre au besoin complet, mettez un petit caillou dans une jarre, une fois terminé, faites en une soupe que vous ferez boire au graphiste.

    graphiste_etirable

     

  4. Les alignements verticaux


    Il est mignon le bloc à gauche, et puis il est encore plus mignon le texte flottant à droite, qui est parfaitement aligné avec les titre de la 3ième lignes, du bloc de gauche… Pareil pour les deux blocs en dessous… Ha ? ils peuvent être intervertit ? C’est magique ??? Pas d’illusion ici : l’alignement vertical n’existe pas, pour aucun navigateur. Seul le JavaScript peut vous aider, et seule une construction souple adaptative et évolutive du code permet de jouer à ces petits jeux d’alignements qui, même en print (=à l’impression papier), ne se produisent jamais par hasard.
    Bref, quand le graphiste vous fait des alignements verticaux, à outrance, et que l’ergonome recommande le déplacement de tous les blocs dans tous les sens, alignez-les, eux aussi, tous les deux

    graphiste_align

     

  5. Le périmètre fonctionnel


    Ouahhh mais elle est géniale cette maquette, mais que fais le bouton ici ? Et le bloc là ? Et la fenêtre là ? Et la popin là ? Et la popup ici ? Tiens mais que fait ce nouvel élément dans le Footer ? Et cette fonctionnalité là, dans le header, elle vient d’où ? Elle fait quoi ?
    Soyez psychorigide, quand le graphiste réalise plus que le cahier des charges, ou qu’il ne respecte pas les story board de l’ergonome (qui lui était en atelier fonctionnel avec vous ): les développements devront couvrir TOUS le périmètre fonctionnel de maquettes, même si ces nouveaux points n’étaient pas initialement au périmètre fonctionnel du CDC ou du CCTP, a fortiori si les maquettes ou la charte graphique sont validés. Bref, quand un Graphiste ajoute un truc, demandez-lui d’aller chercher le budget correspondant chez le client, sans cravate et avec son beau sourire col-guette, et attendez patiemment qu’il écoute la courte et froide réponse du client.

     

  6. Le brief


    On se demande souvent pourquoi le graphiste n’a pas fait ce qu’on lui a transmis, pourtant on avait peut-être fait un pseudo Compte rendu de ce qu’on attendait… et en fait ça tombe vraiment à coté.
    Obligez-vous à rédiger un brief, pour le graphiste : soyez efficient, précisez ce que vous attendez, où trouver des informations graphiques propre au client, les terminaux cible, l’historique et les attentes du client, les navigateurs attendus et tout le tintouin, ça vous servira aussi pour le travail de montage graphique, ça vous assurera de pouvoir renvoyer le graphiste à la lecture de l’énoncé et s’il le lit pas tatouez le graphiste avec un RTFM

     

  7. La projection


    Malheureusement, de nombreux graphistes se persuadent encore que les développeurs sont meilleurs qu’eux. Ils ont raison. C’est dommage parce qu’ils pourraient devenir meilleurs et se souvenir qu’une maquette doit pouvoir être montée dans un environnement web, et par conséquent faire leur travail jusqu’au bout, mais non, ils savent que les développeurs talentueux, devineront les noms sibyllins mis derrière des calques de votre fichier toshop, gimp ou illustrator, que 2433 calques valent toujours mieux qu’une 50aines bien organisés, et que les calques « trashs » sont toujours utile quand on a du temps à gaspiller.
    Bref, la prochaine fois que vous donnez un brief à un graphiste, écrivez-le en sanscrit, faites lui livrer par coursier au bengali, et dites-lui de se débrouiller pour aller le récupérer.

     

  8. La culture


    Vérifiez, vérifiez tout derrière le graphiste.
    Recontez les nombres, vérifier les ordre alphabétiques des glossaires, vérifier la place et le n° des départements sur une carte vécu, refaite les parcours de produit, lisez les textes qu’ils ont choisi vécu aussi…, soyez vigilant, car même si le graphiste est dans le speed comme vous, lui, il n’est pas obligé d’avoir une culture ni de parler au client
    Là, si le graphiste fait de la merde et surtout qu’il refuse de corriger parce que c’est « une pétouille », enfermez-le dans une pièce avec 1 moustique, il verra ce qu’une broutille peut faire…

     

et le département de Marseilles tu le mets où ?

et vous ? vous mettriez quoi de plus à cette check-list ?

Le management de projet….

« Le management de projet c’est :
– Suivi de budget
– Reporting,
– Communication.
– Suivi de planning
– Connaissance fonctionnelle.
– Suivi d’historique.
Si il te manque un seul outil ou une seule info permettant de faire les suivis ci-dessus, tu ne peux pas faire de gestion de projet.
Et si tu as des outils qui ne sont pas appropriés pour, et des gens que tu dois harceler pour avoir des infos, tu peux faire de la gestion de projet, mais de merde. »


Merci à N.S. (Cotech Senior) pour cette Clairevoyance.

Et Dieu Créa l’Agilité pour les projets…

Au départ, au commencement, la gestion de projet Agile c’était meugnon, plein de grands principes et de jolis propos, visant à rendre une meilleure et plus rapide qualité de service, de faire apparaitre plus vite des outils… Ben oui, au lieu de faire de gigantissimes expressions besoins, des spécifications à n’en plus finir, des cas d’utilisations discriminant, et déterminant, à la pèle en veux-tu-en-voilà , le tout pour partir gentiment en excursion sous marine de mise en œuvre pour parfois revenir, au mieux, en ayant été oubliés (mais payé) ou, au pire, en ne correspondant plus aux attentes qui avaient évoluées entre temps (les coquinoutes), on pouvait alors prôner l’Agilité, la Souplesse, le Dynamisme ! Et c’était aussi émouvant que la déclaration d’indépendance, que l’abolition de la l’esclavage et que l’invention de la roue.    

Les développeurs étaient  tout le temps, à s’agiter sous les yeux d’un représentant métier et à lui demander tout plein de choses à faire, et le chef de projet passaient son temps à poser des questions  ça donnait la garantie certaine qu’ils bossaient et qu’ils essayaient au mieux de répondre aux besoins…  

Oui mais voilà, du coup, il a fallu mettre en place des modes de fonctionnement très très rigoureux, parce que le manifeste qui disait que la « collaboration des parties » devait prendre le pas sur la contractualisation, a fait déborder un peu les caprices de la clientèle dans des proportions budgétaires aussi hasardeuses qu’exponentielles.

C’était de fait, donc, plus cher mais au moins là du coup, on savait dans quoi on dépensait, puisqu’on le suivait à la semaine parfois à la journée, alors open-bar on faisait sa liste de course et en toute mauvaise foi on osait dire que les développeurs, qui travaillaient déjà comme des chevaux de poste qu’on remplaçait régulièrement, tellement on les usait moralement, n’en faisaient pas assez dans le périmètre du projet.

Et c’était bien là tout le problème. Le périmètre du projet n’étant défini que dans ses grandes lignes, il devenait le tonneau des développeurs à défaut de celui des Danaïdes.

Ce qu’on tricotait avec ses petits doigts de développeurs, un jour, on le détricotait le lendemain pour faire une autre partie. A la fin, on était à la fois plus tellement sûr de réaliser un pull-over tellement on y avait mis de poches, de raccords, de bout de laines ou de ficelles, de ci de là et on avait tellement découpées de parties, remplacés des bouts par d’autres, que la cohérence technique ET fonctionnelle de l’ensemble en pâtissait, mais on était un peu incapable de comprendre comment on en était arrivé là, puisqu’on avait quand même assigné des chefs de projets qui étaient sensés assurer la maitrise de l’ouvrage, et donc, tout l’équilibre de l’ensemble…

Vite fait bien fait, il a donc fallu mettre en place un mode de gestion budgétaire tangible, compréhensible, pilotable, et à défaut d’un processus (puisque le manifeste encourageait plus à la compréhension humaine qu’à la rédaction de spécifications) mettre en œuvre une méthodologie et une flopée de bonnes habitudes :

Dans les grandes lignes ça a donné ça :

Phase 1 : Définir un périmètre fonctionnel à grosse maille, et un pré-découpage fonctionnel rapido –et les chiffrages correspondants) –Et demander la production en conséquence d’un budget pour cela.

Phase 2 : Prévoir le bas de laine : laisser quelques cases vides avec de quoi faire dedans, pour les fonctionnalités supplémentaires à venir (inévitablement) –et les clients, quand ils peuvent faire quelque chose, ils auraient tort de se priver, alors ils font-   

Phase 3 : Surveiller, quotidiennement la consommation des ressources et vérifier la cohérence entre la vélocité des équipes, le consommé, le reste à faire, et les briques fonctionnelles (et là tous les outils sont bons pour réaliser cela : de votre cerveau en passant par votre calculette, votre tableau Excellent, ou votre pur outil de gestion de projet qui envoi du poney),

Phase 3.1  s’affoler vigoureusement si à 1/3 du budget, 1/3 des fonctionnalités n’ont pas été réalisées. –à noter que s’affoler vigoureusement, ne consiste pas agiter les bras frénétiquement mais bel et bien de faire un rapport d’identifications des raisons du retard, et d’en avertir le client-

Phase 4 : A 2/3 du budget consommé, procéder à un contrôle rigoureux du Reste A Faire (le RAF) et des fonctionnalités ajoutées dans les cases vides, et déterminer s’il faut rentrer en phase 5.

Phase 5 : Commencer à faire de la gestion des priorités –et donc commencer les exclusions voire la chirurgie- et/ou à demander à nouveau du budget.  

(Bon, ça ne s’applique pas si vos budgets sont infinis, vos clients adorablement réalistes, vos investisseurs peu exigeants, et que le monde autour de vous est peuplé de Bisounours)

Et en contrepartie ça obligeait :

– A chaque nouvelle « évolution » demandée par le client, à défaut de la refuser, de tracer les changements (et donc de quantifier les impacts (non, les méthodes agiles ne réduisent pas le temps de travail, surtout pas du Chef de Projets) pour pouvoir faire un ratio du Delta entre ce qui était prévu à T0, ce qui s’est passé à T1, T2, T3…TN et à faire la différence finale entre TN et T0 pour en apprendre un peu plus.

– A accepter que les temps de réalisation que vous aviez communiqués étaient a) Soit compressibles (et du coup, un tout petit peu bidons ;)) b) Soit incompressibles (et du coup, un tout petit peu pas réalistes) c) n’étaient pas les éléments sur lesquels on devait faire reposer la « dynamiques » de la gestion de projet agile, mais uniquement les bonus de celle-ci. –je vous laisse réfléchir sur quoi on plaçait la souplesse alors ;)-

A Ranger sa timidité ET son stress au placard pour communiquer, collaborer et joyeusement interagir avec les équipes techniques mais aussi ne pas leur transmettre de parasites (entendez sollicitations directes qui auraient pu être évitées), parce que déjà bien assez sollicitées (même si bon, c’est connu, les teckos sont des gurus, et on ne leur confierait pas ce travail s’ils n’étaient pas experts ( ?!) –Mais oui, ayez la foi… et, si vous n’avez pas la foi : persuadez vous !-)

– A apprendre à dire « non » en souriant, ou à répondre « ok pour ça, mais du coup, on doit retirer quelque chose, on enlève quoi ? » comme on faisait avant, sans Agile, et qu’il fallait placer son sacro-saint « oui, mais » dans les conversations avec le client.

En conclusion, agile c’est ni mieux ni moins bien que les méthodes de gestion de projet « classiques », c’est différent, cela dit, ça ne doit pas empêcher d’avoir un peu de rigueur, et donc d’en connaitre les écueils.

Faut-il être un ingénial, ou un nain génieur ?

« Quand on est paresseux, il faut être génial »

Effectivement, dans la vie, il faut choisir, il faut être génial et bosseur, ou génial et paresseux.

Avec un peu de chance, (et de compassion que diable !), vous devez vous (re)trouver dans la deuxième catégorie, par conséquent, vous avez une machine qui moud le café pour vous (si elle pouvait appuyer sur le bouton tout seule… ça serait votre femme ?), des chemises qui se repassent toutes seule (ou pas du tout) –le premier qui me parle de sa femme, je lui fait manger mes babouches), un smart phone qui vous sert d’assistante, une voiture qui vous informe de la circulation et vous recommande par où passer et où vous garer, et une liste de courses en ligne qui vous est livrée basée sur la précédente, clickclickclick, dingdong on est devant ta porte….  

Oui ! Parce que toutes ces inventions ont été conçues sur un fond de flemmardise aigüe, (comme le distributeur de pâté dans retour vers le futur, où la production automatique de Demande D’achat dans SAP) par ceux qui étaient saoulés de devoir se prendre la tête à perdre un temps précieux (de  sieste) sur ces broutilles (de screumbleubleu aaaaaAAAaaaaaahhh ça m’énerve !) qui font notre confort d’aujourd’hui lorsqu’elles sont confiés à des outils. Il faut savoir s’en inspirer !!! . Et contrairement à ce qu’on croit (même si on aimerait tous avoir la foi), et pour faire un complément à mon précédent article : on peut être paresseux, et efficient (si si !). D’ailleurs, le contraire est vrai aussi, on peut être bosseur, et inefficace au possible : pas besoin de s’acheter de clim quand on est un brasseur de vent, et pas besoin d’en faire beaucoup pour dire des choses pertinentes (et poc ! dit-elle après 400 mots –et une remise en question-).

L’industrialisation c’est la paresse au service des sociétés. Automatiser une tâche, la rendre uniforme, conforme, et assez atomique pour qu’elle se déroule toute seule par l’exécution d’une machine, d’une application, ou d’un script, c’est faire bosser un développeur, concepteur, inventeur dessus une fois, pour toute, plutôt que trois artisans qui doivent le faire à la mimine continuellement (et jusqu’à ce qu’ils pêtent un câble). ET, EXCUSE SUPRÊME (mais vous savez que c’est un bon argument) une garantie de sécurité supplémentaire, plus d’humain, plus (trop) d’erreur.

Et de tout ce temps libre qu’allez vous donc bien pouvoir faire ? REFLECHIR ! (oui, jusque là, réfléchir, c’est de loin le meilleur remède contre DIRE DES CONNERIES, même s’il n’est pas effectif pour toute la population que vous allez rencontrer dans votre vie professionnelle…) Réfléchir, à une nouvelle idée géniale, qui va vous donner encore plus de temps libre, et rapporter encore plus d’argent à votre société. Elle est pas belle la vie ? Que demander de plus ? Un café ?! Oh oui ! Merci ! ♥ (et après ça, si votre boss vous attrape en flagrant délit de glandouillage profond, vous ne trouvez pas à lui répondre que vous réfléchissez activement sur la possibilité d’améliorer le rendement de votre société par l’automatisation de vos tâches humaines…  Vous n’avez plus qu’à vous dirigez vous-même -et en trainant des pieds s’il vous plait-, dans le bureau de votre gestionnaire de tâche le plus proche, pour lui demander à vous faire certifier !!!!- )