Dernièreminute.conne ?

On a beau le dire et le répéter -à moins que ça soit pour réserver ses vacances (et encore), ou pour bachoter ses examens de lycée- faire quelque chose à la dernière minute est souvent un jeu de stress à la djenga : on dépile les tâches qui restent à faire, mais de manière chaotique et avec le risque que tout s’écroule brusquement parce qu’on a dépilé la mauvaise tâche avant les autres…
On a pourtant chacun sa méthode pour gêrer le lastminute qu’il soit subit, ou consentit. Parfois avec plus ou moins d’ironie.

alice

 

1. La méthode barbapapa.

Restes comme tu es mec, keep cool, tout va bien, les autres sont là pour absorber, rattraper tes retards, et après tout, ils pourront bien absorber ta carrière aussi.
=> Tu peux donc tout aussi bien passer tes semaines à ne rien faire, effectivement, le contrat social n’existe pas, tu es toujours salarié… pour le moment.

2. La technique dite du ninja.

Idéalement tu t’es fait un plan de compèt’ avec tout bien planifié et organisé avec des timing de 5 à 10 min pour chaque tâche (comme un enchaînement de sport) et idéalement tu te chronomètres : là y’a quand même eue de la préparation, et un peu de planification, donc c’est pas le full free style de la last-dernière-ultime-minute-de-la-mort-qui-tue-deux-fois, et ça donne un peu de résultat.
Exception faites pour cette méthode : pas de recherche, pas d’étude, tu es tout puissant, tu n’as besoin ni d’internet, ni de lire des livres, ni de confronter des expériences, tu sais tout faire déjà…

3. La méthode que j’appelle « petit effort, gros gain »

On parle souvent d’ITIL et on oubli souvent combien ITIL en fait c’y tri tri simple y itil (oui, je vais aller me pendre après cette blague pourri)
Le principe même d’ITIL consiste d’abord -et avant tout- à faire un rétablissement rapide du service – ou un maintien de celui-ci avec les plus courts arrêts de service possibles- (même si ça tient avec 2 pinces et 3 bouts de ficelles hein… tant que ça dure pas, on s’en balance) Quoi qu’on dise, parfois, lorsqu’on fait du travail il faut renoncer à faire un chef d’œuvre et taper dans le quick and dirty. Et parfois le résultat du quick and dirty est étonnant (la dette technique donne juste pas envie de jouer au jeu de « qui a la plus grosse »…)

4. La méthode du « J’anticipe et je m’entraîne »

Alors effectivement, tous le monde sait que vous avez atterrit sur cet article en cherchant votre solution parce que vous êtes charrette et que la petite leçon du « fallait anticiper » va pas vous faire du bien, mais quelque part, le last minute work, c’est comme une compétition de sport. On s’entraîne, on s’entraîne, on s’entraîne et puis on sait parfaitement effectuer un enchaînement efficace.
=> Donc avant de faire du lastminute, commence par savoir faire du last24h.(et à apprendre l’endurance pour le cardio-training, parce que le stress du last minute a aussi des effets sur le coeur, et que si on est pas entraîné… ça peut avoir des conséquences sur la santé)

5. La méthode du « je le dis à mon chef »

Bon alors y’a pas à dire mais un chef c’est pratique. Quand t’es à la bourre, théoriquement c’est son taff d’absorber avec toi, du coup, si t’es en retard, et que tu maîtrises pas le last minute, tu fait amende honorable et tu vas voir ton chef pour lui dire que tu galères et que t’as besoin de sa vénérable sagesse.
=>Par contre cette carte joker ne va pas marcher longtemps, soyez malin et apprenez à être autonome.

6. La méthode du je procrastine et je vous em…

Certaines personnes sont tout le temps en train de remettre à demain les occasions de faire leur travail. D’abord parce qu’avec un peu de chance quelqu’un d’autre le fera à leur place Mais ensuite parce qu’ils sont animé du syndrome du « me reste 2 min ? Hoooo chu lAAAArge ».

=>Ben là écoutez j’ai pas de solution mais je serais friande de lire vos anecdotes de « j’avais 2min et j’ai quand même réussi ». (je pense que la barre des commentaires va être déserte.)

7. La « méthode Bill Gates »

Il est de notoriété publique que Bill Gates était un gros fan du last minute, parce que ça l’obligeait à travailler efficacement sur un court laps de temps. Ca n’a pas empêché windows d’utiliser ses premiers utilisateurs comme des Beta testeurs (ce qui est bon… discutable) mais ça ne l’a pas non plus empêché de se faire des millions (des milliards ????)
=> Est-ce qu’on peut dire que tu peux en tirer une leçon… euh…

Bill-gates-quotes-hd

Unless you’re made of Bill G. or Steve J.’s
Don’t try find yourself you’re jeez.

(oui alors les quelques fans qui écoutent du rap comprendront.)

Demain… les projets seront multi-prestataires.

poney_land
Chaque domaine du digital devient de plus en plus pointu, et réclame de fait d’être un expert dans chaque sujet abordé. Tout particulièrement dans le digital, la réalisation d’un projet s’avère très complexe, voire quasi impossible pour les entrepreneurs qui, avec une petite équipe, espèrent se placer face à des géants implantés lourdement sur le marché, et n’offrant plus que des « standards ».
C’était un peu l’espoir de l’open source, donner sa chance à des communautés, et permettre un usage professionnel, ça sentait le petit poney à plein tube et de beaux papillons surfaient sur des arc-en-ciel, mais on est encore loin de ce qui se profile.

  • Le monstre

Le problème principal repose dans le besoin de devenir multi-compétences (comme Leeloo Dallas Multipass) et d’avoir à la fois :
– Un rôle d’agence graphique, ergonomique, peuplée de talentueux esprits innovants, et spécialisés dans la recommandation d’architecture de l’information
– Un rôle d’agence dans l’accompagnement au marketing sous forme éditoriale, entre autre, mais pas que, parce que le wording, ça compte.
– Un rôle de conseil en marketing, couplée avec des outils pour faire des recommandations par l’étude du comportement des inter-intra-extra-nautes,
– Un rôle de référent et de metteur en oeuvre de projets mobilité et tous les aspects relatifs aux usages, qu’il s’agisse de téléphone ou de tablette


Mais il faut aussi…
– Connaitre parfaitement le SEO, ses enjeux, ses tenants et aboutissant, les services qui peuvent être consommés, et la régularité du suivi sur les différents moteurs de recherche
– Savoir faire du consulting dans toutes les phases projets de la conception à la réalisation en accompagnant par exemple dans le choix de l’outil et de technologie, en faisant de la recommandation d’architecture, du conseil de mise en oeuvre, et de l’accompagnement au changement -mais ça aussi c’est un peu de l’agence… ha ha !-
– Etre un pôle de production opérationnelle (depuis la réalisation : montage, développement, test unitaire, contrôle qualité …) mais aussi de la gestion opérationnelle (gestion de projet, suivi, recette, formation, accompagnement au changement aussi ici…)


Et en complément il faut…
– (tant qu’à faire) Proposer une offre d’hébergement et d’infogérance
– Avoir dans un coin quelque part (ou dans un placard) une petite possibilité d’offrir des services dans le Cloud (à pronnoncer Klaoudh par ce que je le vale bien !)
– D’être à l’occasion éditeur de solution si on peut, voilà voilà, rien que ça


Et avec tout ça faut avoir :
– un pôle commercial, riche, techniquement capable, pour aller chercher du business
– et puis un pôle recherche et développement pour s’assurer de la faisabilité technique d’une réalisation…
(Mais ces derniers sont des centres de coûts qu’il faut avoir la capacité d’anticiper et de couvrir… )
– etc. etc.

BREF ! A moins d’être un monstre à plusieurs têtes, de multiples yeux, de multiples cerveaux, et de nombreux bras, difficile de se positionner sur les demandes aussi larges que complexes qui ne représentent pas moins que l’absolument nécessaire pour la flopée d’appels d’offres qui inondent le marché.
Même les grosses structures peuvent souffrir du manque d’organes dans certains type de compétences : ce fut particulièrement le cas lorsque tous les sites webs ont du se décliner sur des terminaux mobiles, tablettes, et autres dessous-de-verre, et qu’aucun consultant n’était présent pour la recommandation de mise en oeuvre entre responsive design, site mobile et application mobile(…)
A l’absence de compétences existantes la seule réponse des grosses structures à cette problématique est d’abord d’opter sur les espaces de recherche et développement, difficile, pour le petit entrepreneur ou la petite structure qui souhaite montrer le bout de son nez sur le marché d’avoir une chance de pouvoir se positionner s’ils n’ont pas un gros temps à perdre.

Alors quoi faire ?

Laisser la place aux entrepreneurs a toujours été un moteur de l’innovation, un retour au simple et au sources de l’efficacité aussi. Alors pourquoi pas laisser une place aux entrepreneurs, mais surtout, leur donner la chance de s’associer en consortium.

Ce qui nous attend ?

A mon sens ce sont :
– Soit des grosses structures qui pourront répondre à des appels d’offre, seuls, voire avec de l’aide sur certaines briques toutes particulières puisées dans la source originelle des free disposables à volonté…
– Soit des mega-consortiums de petites structures qui se coordonneront et seront en mesure de répondre ensemble chacune avec son domaine d’expertise.

Ce qui va changer ?

multi_prestaLe mode de gestion de projet bien-sûr. Demain, on aura des supers-chefs-de-projets, probablement indépendants qui se chargeront à temps plein de faire le relais entre de nombreuses structures et le client qui ne souhaitera pas devoir consolider le travail de ces consortiums. En terme organisationnel ça va aussi changer la donne, on ne pilote pas de la même manière de nombreuses structures indépendantes (chacune avec son propre mode organisationnel) et des entités au sein d’une même société, déjà parce que chaque société a ses enjeux, ses forces mais aussi ses faiblesses (comme la folle envie de glandouille et de refourguer la patate chaude à un autre prestataire)… Il faudra aussi lutter contre l’improductivité, et accepter l’autorité de ce super-CP. Mais il faudra aussi savoir vendre sa prestation et faire valoir de son savoir organisationnel.

Est-on mature pour cela ?

Je ne sais pas, je pense qu’avec un peu d’ouverture d’esprit (et de temps et d’argent bourdel!) oui. On voit bien de nombreux mode de management se profiler : entre la journée recherche et développement chez Google et l’auto management chez Valve (la célèbre marque de jeux vidéo on a démontré que d’autres formes de « faire » se profilent, on peut bien imaginer une « méthode universelle » et des consortiums particulièrement performants et actifs entre petites structures d’entrepreneurs et qui auront tout à fait leur place sur le marché concurrentiel. Ça offrira un nouveau panel aux clients et les prestataires ne seront plus seulement des mégas structures bureaucratiques avec de niveaux hiérarchiques, mais probablement des hybrides composites travaillant en parfaite symbiose… (et là on pourra retourner rêver à nos magnifique petit poneys) poney_land_2

Don qui chiotte

La seule véritable ambition de ce blog est de donner un peu plus de valeur ajoutée au métier de chef de projet qui pendant de nombreuses années s’est retrouvé relégué

  • soit au rôle ingrat et peu gratifiant de passe plat,
  • soit dans celui de « chef » et larbin en même temps.

Bon je l’ai dit et rabâché mais comme dirait mon ami de WeAreMedia « répétition est mère de l’éducation » : un chef de projet c’est un pilote de 3 aspects primordiaux d’un projet : périmètre, budget, planning (bon et un peu qualité aussi); accessoirement et à ses heures (dont aucune n’est perdue) il est aussi un peu manager de ressources, mais de ce management dont on discerne mal les contours et qui n’a aucun pouvoir de sanction.
Bref il n’a de « Chef » souvent que le titre, et il pourrait passer sur M6 pour faire des fanes de carottes vapeurs, ça changerait pas grand chose.

Je ne traiterai pas aujourd’hui de la problématique du chef de projets qui a 25 bras comme Krishna et qui se retrouve à devoir contrôler périmètre, budget, planning, réunions fonctionnelles, pilotage d’offshore, relation commerciale avec le client, et à mettre les mains dans le code parce que tu comprends, à 50% de ton temps, tu es aussi développeur, et puis ça serait bête de gâcher tes belles compétences, après tout, on t’a pris parce que tu acceptais de faire les deux et vaille que vaille parce que de toute manière on n’a que toi, ou un groupe éventuel de personnes très motivées mais dont le décalage horaire est un poil violent, et pas vraiment à cheval sur ta journée de travail, mais si l’envie de bosser soir et week-end en plus t’intéresse, ben, y’a moyen.

Piranha et banette jauneNon je ne parlerai pas de celui-là, je m’inclinerai juste à lui tirer mon chapeau, parce que quand même, autant de sacrifices, on n’avait pas vu ça depuis mère Thérésa, mais je vais vous parler de ces Chefs de projets (mais aussi Directeurs de projets, Commerciaux, Assistants et autres Collaborateurs du même acabits) qui ont cette salle manie de transmettre d’un service à un autre, d’un client à un presta, d’un client à une ressource, (etc, etc, et points de suspensions …) des informations, des documents, ou des missions, sans y avoir apporté la moindre valeur ajoutée (si ce n’est que d’avoir rempli le minimum obligatoire et imposé du process : autant dire le minimum syndical + les pauses : Posez l’enveloppe dans la bannette jaune, merci.)

Je persiste à croire que tout comportement ayant pour but de n’apporter aucune valeur quand on demande à quelqu’un d’autre de faire notre taf mérite qu’on se fasse traire aimablement par une colonie de Piranhas qui auraient pas mangé depuis le James bond de 1967.

Ce chef de projet, ne vous trompez pas, s’appelle un passe-plat.

Et donc on fait comment quand on a un passe-plat dans les pâtes ? (oui, c’est un mauvais jeu de mot, je vous l’accorde, mais ça vaut mieux que ce qu’on trouve dans le pâté, non ?)

  • Le cas passe-plat collègue de travail.

Et ben on l’éduque !
D’abord on lui dit ce qui manque, explicitement.
S’il ne vas pas chercher l’info, on lui demande expressément de s’en charger et on lui pointe où la trouver, et si enfin il n’a rien trouvé par paresse, moment d’égarement, problème d’organisation, on lui dit enfin « ça, ça devrait être ton taf : je le fais mais une fois, pas deux »
Et surtout on ne le refait pas ! (et on ECRIT tout ce qu’on demande, voire on relance régulièrement)
Et si malgré tout cela, le passe-plat persiste à penser qu’il est serveur dans un restaurant parisien, on lui rappelle subtilement ce qui manque à son curriculum vitae : « Non mais Allo ? Allo ? t’es employé et t’as pas de compétences ? Alloooo ? C’est comme si t’étais un employé qu’on payait à rien faire, non mais alloooo y’a quelqu’un qui répond ? »

  • Le passe-plat qui bosse pour ton client…

… et qui souvent est ton seul intermédiaire avec celui-ci… On appelle ça un A-AMOA : un Assisté Assistant à Maîtrise d’OuvrAge.
Celui là on l’aime particulièrement pas, parce que c’est le choix du client, un mauvais choix, mais difficile de lui faire remarquer.
On a pour seule option que de tracer ses erreurs et de les remonter au client, et d’espérer que le client finira par faire le tri ; mais il faut être patient avec ce passe-plat-là.
En général, impossible de le faire progresser, ce passe-plat est vraiment le plus mauvais, même en prenant des décisions à sa place, il (ou elle) ne comprendra pas, et en profitera pour vous faire passer pour le méchant larbin qui n’obéit pas assez.

Passe-plat2

 

  • Le passe plat qui est ton client

Bon, là, pas de bol : courage, fuyez !
Ou plutôt obéissez, et rongez votre frein en attendant. C’est le client. Dites vous que déjà il est sympa de passer des plats, il pourrait ne pas les passer du tout, et vous demander de les passer à sa place. D’ailleurs, parfois, il le fait. Profitez-en pour vous faire embaucher, à sa place où à ces cotés, ça doit être bien sympa un boulot où on ne passe que les plats sans trop réfléchir pourquoi on le fait.

Conclusion :

Vous devez donc vous demander pourquoi donc ce titre là ?
Parce que Moralité : Il ne sert à rien de lutter contre les passe-plats comme Don Quichotte De La Manche lutte contre les brasseurs de vents, ils sont là, ils existent, il font chier (n’ayons pas peur des mots), il faut apprendre à faire avec. Et puis, c’est aussi un bon moment pour se convertir à Douglas Adams et oublier la brave chevalerie pour aller un peu farmer, et repasser le plat à votre passe plat préféré en lui demandant de requalifier.

 

Un grand merci à Omaha pour les illustrations de cet article.

Sauvez un projet, fouettez un graphiste (en plus il aime ça)

Je sais que depuis que je suis consultante, je n’ai pas mis beaucoup d’article sur la gestion de projet, mais je rattrape sous peu, plein de petits articles attendent au four.

Voici LA checklist du chef de projet pour qu’il casse les pieds, lourdement, aux graphistes, créa et autres ergonomes qui font dans la dentelle, la fantaisie, l’effet WWOuahou, et qui vont gentiment, sans le savoir, eux, plomber la relation client parce que « sur les maquettes c’était plus beau » ou « mais pourquoi c’est si lent ? » ou encore « comment ça c’est pas dans le périmètre du projet ? C’est sur les maquettes ! »

C'est beau le lisssage... en web ça donne plutôt la partie à gauche

  1. Le lissage des polices.


    Le lissage des polices sur une maquette, c’est la joie de présenter au client une maquette toute propre, suave, et peut-être éventuellement si les clients n’utilisaient que Firefox, quelque chose de presque reproductible.
    QUE NENIE. Le lissage sur les maquettes c’est le Bad, il faut le bannir, ça ne sert non seulement qu’à flatter l’égo du graphiste mais ça ne produit jamais l’effet final = l’effet web (tu sais le truc avec des pixels)
    Présenter une maquette « propre » à une direction de la communication, ce n’est pas présenter un site web à un million d’utilisateurs.
    Comment savoir ? Tout simplement, demander au graphiste « est-ce que tu as fait la grosse connerie de lisser les polices sur les maquettes, elle a l’air bien propre et… pas très ouebe » ? Vous verrez ça fait tout de suite son petit effet.

    polices_non_web

     

  2. Les polices « non web »


    On a beau se persuader que les navigateurs se modernisent à outrance, le jeu de police associé reste le même. Donc quand un graphiste ajoute une police non web à une maquette, le résultat sans Javascript activé = police web (entendez un moche Arial, un hideux time new roman, ou un acceptable Verdana) ; par conséquent ? Que faire ? Opter pour un de ces plugin JavaScript Barbare : @font-face ? @cùfon ?
    Et la compatibilité navigateur de ces petits plugins ? Une jolie petite blague pas vraiment drôle pour les versions d’Internet Explorer, et de longues heures de recette… (et puis avec les utilisateurs d’IE6, qui devraient être flagellés au marti-fouette trempé dans l’acide, parfois on se retrouve des heures à faire des tests et des ajustements sur une machine virtuelle aux performances tout ce qu’il y a de plus relatives)
    Bref, quand un graphiste introduit une police non-web attendez-vous à souffrir, par conséquent, prenez de l’avance, offrez-lui un cactus.

     

  3. Les blocs Étirables.


    Le bloc étirable est adaptable partout, il est beau, il est mignon… sauf que pour faire un bloc étirable il faut lui donner une structure proche de celle d’un plan d’architecte, tout en lui confèrent la solidité d’accueillir le contenu du client qu’il soit volumineux ou minuscule, bien sûr, celui-ci sera encore plus complexe dès qu’il aura des bords arrondis, des effets ombrés, du relief, une image qui en déborde etc… etc…
    Pour chaque minute de css pour répondre au besoin complet, mettez un petit caillou dans une jarre, une fois terminé, faites en une soupe que vous ferez boire au graphiste.

    graphiste_etirable

     

  4. Les alignements verticaux


    Il est mignon le bloc à gauche, et puis il est encore plus mignon le texte flottant à droite, qui est parfaitement aligné avec les titre de la 3ième lignes, du bloc de gauche… Pareil pour les deux blocs en dessous… Ha ? ils peuvent être intervertit ? C’est magique ??? Pas d’illusion ici : l’alignement vertical n’existe pas, pour aucun navigateur. Seul le JavaScript peut vous aider, et seule une construction souple adaptative et évolutive du code permet de jouer à ces petits jeux d’alignements qui, même en print (=à l’impression papier), ne se produisent jamais par hasard.
    Bref, quand le graphiste vous fait des alignements verticaux, à outrance, et que l’ergonome recommande le déplacement de tous les blocs dans tous les sens, alignez-les, eux aussi, tous les deux

    graphiste_align

     

  5. Le périmètre fonctionnel


    Ouahhh mais elle est géniale cette maquette, mais que fais le bouton ici ? Et le bloc là ? Et la fenêtre là ? Et la popin là ? Et la popup ici ? Tiens mais que fait ce nouvel élément dans le Footer ? Et cette fonctionnalité là, dans le header, elle vient d’où ? Elle fait quoi ?
    Soyez psychorigide, quand le graphiste réalise plus que le cahier des charges, ou qu’il ne respecte pas les story board de l’ergonome (qui lui était en atelier fonctionnel avec vous ): les développements devront couvrir TOUS le périmètre fonctionnel de maquettes, même si ces nouveaux points n’étaient pas initialement au périmètre fonctionnel du CDC ou du CCTP, a fortiori si les maquettes ou la charte graphique sont validés. Bref, quand un Graphiste ajoute un truc, demandez-lui d’aller chercher le budget correspondant chez le client, sans cravate et avec son beau sourire col-guette, et attendez patiemment qu’il écoute la courte et froide réponse du client.

     

  6. Le brief


    On se demande souvent pourquoi le graphiste n’a pas fait ce qu’on lui a transmis, pourtant on avait peut-être fait un pseudo Compte rendu de ce qu’on attendait… et en fait ça tombe vraiment à coté.
    Obligez-vous à rédiger un brief, pour le graphiste : soyez efficient, précisez ce que vous attendez, où trouver des informations graphiques propre au client, les terminaux cible, l’historique et les attentes du client, les navigateurs attendus et tout le tintouin, ça vous servira aussi pour le travail de montage graphique, ça vous assurera de pouvoir renvoyer le graphiste à la lecture de l’énoncé et s’il le lit pas tatouez le graphiste avec un RTFM

     

  7. La projection


    Malheureusement, de nombreux graphistes se persuadent encore que les développeurs sont meilleurs qu’eux. Ils ont raison. C’est dommage parce qu’ils pourraient devenir meilleurs et se souvenir qu’une maquette doit pouvoir être montée dans un environnement web, et par conséquent faire leur travail jusqu’au bout, mais non, ils savent que les développeurs talentueux, devineront les noms sibyllins mis derrière des calques de votre fichier toshop, gimp ou illustrator, que 2433 calques valent toujours mieux qu’une 50aines bien organisés, et que les calques « trashs » sont toujours utile quand on a du temps à gaspiller.
    Bref, la prochaine fois que vous donnez un brief à un graphiste, écrivez-le en sanscrit, faites lui livrer par coursier au bengali, et dites-lui de se débrouiller pour aller le récupérer.

     

  8. La culture


    Vérifiez, vérifiez tout derrière le graphiste.
    Recontez les nombres, vérifier les ordre alphabétiques des glossaires, vérifier la place et le n° des départements sur une carte vécu, refaite les parcours de produit, lisez les textes qu’ils ont choisi vécu aussi…, soyez vigilant, car même si le graphiste est dans le speed comme vous, lui, il n’est pas obligé d’avoir une culture ni de parler au client
    Là, si le graphiste fait de la merde et surtout qu’il refuse de corriger parce que c’est « une pétouille », enfermez-le dans une pièce avec 1 moustique, il verra ce qu’une broutille peut faire…

     

et le département de Marseilles tu le mets où ?

et vous ? vous mettriez quoi de plus à cette check-list ?

Le management de projet….

« Le management de projet c’est :
– Suivi de budget
– Reporting,
– Communication.
– Suivi de planning
– Connaissance fonctionnelle.
– Suivi d’historique.
Si il te manque un seul outil ou une seule info permettant de faire les suivis ci-dessus, tu ne peux pas faire de gestion de projet.
Et si tu as des outils qui ne sont pas appropriés pour, et des gens que tu dois harceler pour avoir des infos, tu peux faire de la gestion de projet, mais de merde. »


Merci à N.S. (Cotech Senior) pour cette Clairevoyance.

Led Mémoire

Pourquoi faut-il maitriser votre sujet (fonctionnel au moins) lorsque  vous êtes chef de projet ?

Si vous n’êtes pas capable de répondre clairement à la question « ton projet ça fait quoi » ? D’apporter le niveau de détail suffisant lorsqu’on vous le demande ou d’être accessible par plusieurs métiers (même les non initiés) sur le service rendu par ce sur quoi vous bossez, non seulement vous risquez de prouver que vous avez une mauvaise mémoire , mais vous allez aussi et surtout démontrer que vous êtes un bouffon (qui ne comprend rien à ce qu’il fait, et de là à se demander ce que vous faites sur le projet, il n’y aura qu’un pas que de nombreux acolytes friands de potins et se délectant des échecs des autres parce que comme ça on voit pas qu’y bossent pas, n’hésiterons pas à franchir d’un entrechat avec leur gros sabots –POC POC-)

L’objectif du chef de Projet c’est quand même bien d’être le référent du projet, tel un capitaine de bateau, il doit tenir la barre, donner les directions les plus sages, voir venir l’orage, avoir une road map et maitriser le fonctionnement de son bateau.

Sinon ? il n’arrive pas à bon port, ou il coule et sa nef avec lui.

J’aborderai dans un autre sujet les signes avant coureurs du ratage d’un projet (comme les rats qui quittent le navire, ou les matelots qui commencent à souffrir de la surcharge… et des solutions à y apporter, mais là n’est pas le thème du jour.)

Le thème du jour c’est connaîs-toi toi-même. Ou du moins ce sur quoi tu bosses.

Si vous n’arrivez pas à répondre à une seule des questions suivantes : vous pouvez encore rectifier le tir. (Si vous ne pouvez répondre à 2 : affolez vous ! et plus, envisagez soi de demander une formation, soi de changer de métier) :

Quoi ?… Pour quoi ? et Qui ?… Ah… et Où ?… Quoi ?… ah oui, et donc… Où ? Par rapport à quoi ?… Ah !! Quand ?… Quand ça ? Ouais mais Comment ? … hein ? Comment ?? COMBIEN ????!!!

(Oui, résumé comme ça on dirait un dialogue de sourd : petite explication de texte.

1)       Quoi ? Que fait le projet (principales fonctionnalités…)  

2)      Pour Quoi ? Qui ? A quel(s) besoin(s) répond-t-il et qui en sont les consommateurs (objectifs principaux et destinataires, bénéficiaires…)

3)      Où ? Quoi ? Où se situe la qualité du service, comment la mesure-t-on et pourquoi ? (et comment je l’assure 😉 )

4)      Où ? Quand ? Comment ? Où se place votre projet par rapport au reste de l’univers (en passant par les projets fortement  connexes, faiblement connexes, les autres projets, le SI au complet, la société et ses métiers … et bon, vous pouvez aller jusqu’à l’univers si vous avez du temps pour réfléchir ça vous regarde… comme votre chef ;))  

5)      Quand ? A quels moments, dans quelles conditions votre projet est en action ?

6)      Comment ? Comment votre projet interagit avec les autres projets, outils, applications, utilisateurs, métiers, société extérieures…

7)      COMBIEN ????!!! Combien coute votre projet, au moins en jours/hommes et  en coût produit (logiciel, machines, licences) –bon en fait ça c’est uniquement si on vous demande des éléments tangibles, et qu’on vous communique ces infos là… Parfois, il arrive qu’on le fasse pas.

– Pourquoi faut-il savoir tout ça ?

Pour rassurer, Anne-Marie-Laure-François lorsqu’ilou elle vient vous demander ce qu’il ou elle doit produire pour vous (et par conséquent ce qu’il ou elle n’est pas obligé(e) de réaliser)

Pour conforter Pierre-Charles-Henriette-Jean que vous avez bien compris son besoin et que vous êtes capable de lui restituer ce qui est retenu, ce qui va être mis en œuvre, dans quels délais, et grâce à quelles décisions et intervenants.

 Pour pourvoir espérer obtenir de Christian-Georges-Stéphane-Marie qu’il ou elle vous donne les éléments qui vous manquent pour réaliser ce que vous devez  faire et qu’il ou elle soit bien au courant que sans ça, vous ne couvrirez pas tous le périmètre de votre projet correctement urbanisé, architecturé, et dont vous connaissez chaque brique comme le dos de votre main.

Pour répondre du tac-au-tac à votre boss, juste avant de demander votre prochaine augmentation (Oui négocier une augmentation quand on a commencé une conversation par des « euhhhhh… » concernant un truc que vous devez savoir normalement, c’est rarement un bon démarrage à une négociation salariale, m’enfin je recueil volontier vos expériences si vous parvenez quand même à obtenir quelque chose.)

Enfin, pour rafraichir la mémoire à tous ceux à qui vous avez déjà répété 50 fois (dans la joie, la bonne humeur, et un sourire) ce que faisait votre projet (et vous aussi, dessus à l’occasion) parce que c’est pas leur boulot à eux de se souvenir de ça,  mais bel et bien le vôtre !

I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.
(et of my project, si j’avais trouvée la rime)

WILlIAM E. HENLEY

Faut-il être un ingénial, ou un nain génieur ?

« Quand on est paresseux, il faut être génial »

Effectivement, dans la vie, il faut choisir, il faut être génial et bosseur, ou génial et paresseux.

Avec un peu de chance, (et de compassion que diable !), vous devez vous (re)trouver dans la deuxième catégorie, par conséquent, vous avez une machine qui moud le café pour vous (si elle pouvait appuyer sur le bouton tout seule… ça serait votre femme ?), des chemises qui se repassent toutes seule (ou pas du tout) –le premier qui me parle de sa femme, je lui fait manger mes babouches), un smart phone qui vous sert d’assistante, une voiture qui vous informe de la circulation et vous recommande par où passer et où vous garer, et une liste de courses en ligne qui vous est livrée basée sur la précédente, clickclickclick, dingdong on est devant ta porte….  

Oui ! Parce que toutes ces inventions ont été conçues sur un fond de flemmardise aigüe, (comme le distributeur de pâté dans retour vers le futur, où la production automatique de Demande D’achat dans SAP) par ceux qui étaient saoulés de devoir se prendre la tête à perdre un temps précieux (de  sieste) sur ces broutilles (de screumbleubleu aaaaaAAAaaaaaahhh ça m’énerve !) qui font notre confort d’aujourd’hui lorsqu’elles sont confiés à des outils. Il faut savoir s’en inspirer !!! . Et contrairement à ce qu’on croit (même si on aimerait tous avoir la foi), et pour faire un complément à mon précédent article : on peut être paresseux, et efficient (si si !). D’ailleurs, le contraire est vrai aussi, on peut être bosseur, et inefficace au possible : pas besoin de s’acheter de clim quand on est un brasseur de vent, et pas besoin d’en faire beaucoup pour dire des choses pertinentes (et poc ! dit-elle après 400 mots –et une remise en question-).

L’industrialisation c’est la paresse au service des sociétés. Automatiser une tâche, la rendre uniforme, conforme, et assez atomique pour qu’elle se déroule toute seule par l’exécution d’une machine, d’une application, ou d’un script, c’est faire bosser un développeur, concepteur, inventeur dessus une fois, pour toute, plutôt que trois artisans qui doivent le faire à la mimine continuellement (et jusqu’à ce qu’ils pêtent un câble). ET, EXCUSE SUPRÊME (mais vous savez que c’est un bon argument) une garantie de sécurité supplémentaire, plus d’humain, plus (trop) d’erreur.

Et de tout ce temps libre qu’allez vous donc bien pouvoir faire ? REFLECHIR ! (oui, jusque là, réfléchir, c’est de loin le meilleur remède contre DIRE DES CONNERIES, même s’il n’est pas effectif pour toute la population que vous allez rencontrer dans votre vie professionnelle…) Réfléchir, à une nouvelle idée géniale, qui va vous donner encore plus de temps libre, et rapporter encore plus d’argent à votre société. Elle est pas belle la vie ? Que demander de plus ? Un café ?! Oh oui ! Merci ! ♥ (et après ça, si votre boss vous attrape en flagrant délit de glandouillage profond, vous ne trouvez pas à lui répondre que vous réfléchissez activement sur la possibilité d’améliorer le rendement de votre société par l’automatisation de vos tâches humaines…  Vous n’avez plus qu’à vous dirigez vous-même -et en trainant des pieds s’il vous plait-, dans le bureau de votre gestionnaire de tâche le plus proche, pour lui demander à vous faire certifier !!!!- )

Be-High

Lors des quelques points projets, vous avez surement du voir débarquer un manager clinquant arborant le beau t-shirt de superman, pour vous annoncer, messianique, que votre étude sur votre problématique qui vous prend la tête depuis des mois « s’affinera avec les métrique » ou « les métriques nous en diront plus long » ou encore « les métriques vont diriger le môôôônde »  (informatique s’entend, mais bon, reconnaissez que c’est un bel grand univers) sans que sur le moment ça évoque beaucoup de chose pour vous,  ou vaguement un chapitre que vous auriez abordé en génie logiciel, ou en gestion décisionnelle des SI de l’IT de pointe, bref, un TRUC en vous demandant ce qu’il entendait par là.

Alors posons les bases, les métriques, aussi simplement que leur nom l’indique, sont des outils de mesures de quantités. Ca va un peu plus loin que l’indicateur, parce que ça donne du concret sous forme de chiffres.  En gros, c’est un peu comme une prise de sang, avec le taux de sucres, d’hormones, de cholestérols, on connait les bonnes fourchettes, et celles « à risque », les métriques donc servent à des comparaisons.

C’est un peu la vie de l’administrateur système le métrique, et le chef de projet doit en tirer de beaux indicateurs, pour faire de belles communications.

Le reflexe métrique c’est donc de se poser d’abord les questions :

– Je veux mesurer quoi ?

– Pourquoi je veux le mesurer ?

Mesurer le nombre d’enregistrements d’une Table dans une Base de donnée, ou mesurer le nombre de fois ou votre utilisateur clique sur « plein écran » ou encore comptabiliser le nombre de caractère d’un code source… C’est trop meugnon, mais il faut vraiment avoir envie de perdre son temps,  enfin je crois, je manque peut-être d’imagination, je reste donc ouverte à toute possibilité d’exploitation…

Cela dit, il faut se mettre quand même dans l’optique stratégique d’une société :

– « Quelle valeur ajoutée ? »

– « Quelle exploitation ? »

Sont donc des éléments primordiaux dans l’élaboration du calcul et de l’interprétation d’une métrique (et donc parfois de la mise en œuvre  parfois assez couteuse qui s’en suis).

Aussi, on voit trop souvent des logs applicatifs polluer des serveurs et ne pas être exploités à terme, faute d’outils, de temps, et de réelle motivation économique de le faire. Oui bon on loggue, pour la forme, c’est bien, potentiellement on peut retracer beaucoup de trucs, si il se passe un machin dans le gros bidule des incidents, m’enfin idéalement, il faut être proactif (oui toujours mon coté utopique) et anticiper au maximum les incidents dès la conception, donc finalement le log, il sert que de contrôle… si on le consulte (et puis, pour les plus velus, si on parle aussi la langue) mais je m’égare.

Les métriques doivent servir (à quelque dessein, oui !) de bases aux indicateurs des facteurs clé de la performance et du bien-être des utilisateurs (et donc aussi du développeur qui ne sera pas toujours obligé de fonctionner en mode pompier, et qui aura de quoi montrer pourquoi ses utilisateurs devraient être contents et avoir le sourire, parce que bon, 50% c’est déjà plus que 40 quoi, et que bon, l’évolution, là elle prendra N jours, donc arrêtez de lui demander pour hier)

Bref, le métrique doit rassurer, conforter, ou permettre de se remettre en question, être calculé sur les base de quelques chose de raisonnable, d’exploitable et de compréhensible et être mis à profit dans un but pécunier.

Les métriques, et les indicateurs associés c’est la vie… du Chef de Projet.