Pierre & loulou : Le pilotage par le risque.

On vous a tous raconté ce petit conte pour enfant, pour vous apprendre à ne crier à l’aide que lorsque c’est vraiment nécessaire.
Mais siiiiii, vous-vous souvenez…. le gardien de troupeau, qui à force de crier au loup, faisait débarquer le village à tout bout de champs pour l’aider parce qu’il se croyait attaqué, sauf que le jour où le village lassé, se disant que Pierre criait au danger trop vite et sans réelle raison, n’a pas voulu venir … Ben le loup SI ! Du coup, il a eu beau crier « TICITé !! TICITé » le pauvre pierre, il s’est fait dévorer.

Le villageois
[Ceci est un message à caractère informatif : Pierre et le loup est un opéra de Prokofiev qui ne raconte pas du tout la même histoire, mais bon, vous allez faire l’effort de suivre le propos et de ne pas pinailler comme un client sur la science des comptes de faits]

Donc, on vous a certainement parlé de lui et on a aussi, très certainement, oublié de vous parler du tableau des risques qu’aurait dû faire Pierre.


Pierre ou Peter, (qui se nomme comme notre grand ami dont le principe ne se démode pas) aurait dû apprendre à se prémunir du loup, mé-tho-do-logiquement :

  • il aurait appris à identifier les risques que provoque le loup,
  • à en juger de l’impact et de la pondération
  • Et à établir un plan d’actions pour pallier le risque, ou pour résoudre en cas d’occurrence du danger.

[Oui, je monte sur mes grands cheveux de pégase, les gens qui disent « pallier à » m’énervent, on dit « pallier un risque » pas « pallier à un risque » mais bon, c’est personnel, c’est comme les gens qui s’agacent de mes fautes d’orthographes après 20 ans de dyslexie active, alors je vais descendre de ma crinière de poney et continue à pied]

Donc le tableau des risques de Pierre (s’il avait bien fait son taff) donnerait un truc du genre :

Risque :

Visite du loup sur les terres où je fais paître mon troupeau -et où accessoirement je me pieute sous un arbre pendant ce temps là-

Criticité :

Elevée : risque de bouffer mon troupeau, voire, de me bouffer moi !

Actions préventives :

  • Mettre des pièges à loup,
  • Effectuer une battue avec des potes régulièrement,
  • Mettre une barrière autour du troupeau,
  • Boire du café le matin pour ne pas roupiller toute la journée.

Action curative :

  • S’équiper d’un porte-voix pour crier,
  • S’équiper d’un fusil et d’une cartouchière,
  • Manger des flageolets.

Si Pierre avait fait son tableau des risques, qu’il avait mis en œuvre les actions préventives, par niveau de criticité avant que d’appliquer la seule première action curative (et encore partiellement), probablement que le village tout entier l’aurais embauché dans les 6 mois pour garder ses troupeaux ovins et bovins, pour protéger ses potagers, et pour surveiller la fidélité de ses épouses. Et que Pierre n’aurait pas eu à surveiller longtemps son champ avec ses mout-moutes avec des mou-mouches qui lui tournent autour.

Moralité :

PS : Les images de cet article sont issues de l’excellentissime « Loup garou de thiercelieux »

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