Partnership : Main dans la main dans le même bâteau ?

Il n’y a pas de méthode miracle en matière de partenariat. Il n’existe pas un type de partenariat pour un type de stratégie : Le principe même du partenariat c’est « juste » Gagnant-gagnant, le tout c’est de savoir :
– ce qu’on gagne,
– combien on gagne, et…
– comment (par quels moyens) on gagne.
Bon pas d’illusions non plus, il faut identifier ce qu’on y perd aussi, le partenariat pouvant devenir une activité très chronophage, en particulier quand il s’agit d’un partenariat officiel, scellé par un joli contrat, une forme de Pacte de solidarité professionnelle, ou un mariage (Denis, si tu me lis…)

Quels sont les limites à fixer à un partenariat ? Les mêmes que pour les amis : je te prête mon appartement, mais pas ma femme : Pour un temps définis, et avec les limitations d’usage : que mes slips restent dans le tiroir, et si tu  vides le frigo, tu penses à refaire les courses. Bref, rien que de très surprenant, mais aujourd’hui le partnership s’apparente plus à du couchsurfing qu’à de la franche amicalité, ça reste cordiale, mais on peut le faire parfois avec de parfait inconnus, et tout particulièrement des gens qui font complètement autre chose que nous. Et c’est donc là qu’intervient la notion de stratégie.
Comme pour le couchSurfing peut permettre de multiplier des contacts « exotiques » avec des gens de différentes cultures pour échanger, partager, apprendre, et voyager aussi, faire du nouveau, le partenariat peut s’inscrire dans la conquête de nouveaux marchés inexplorés, ou simplement toucher du doigt des consommateurs dont on ne soupçonnait pas encore l’existence qui peuvent s’avérer fort rentables (pour peu qu’on apprenne un minimum la langue), et avec la diversification des produits, la diversification des offres, peut apparaitre une stratégie de partenariat atypique.

La problématique d’un partenariat c’est qu’il engage deux (ou plus) entités à échanger dans un format très… formalisé, avec des quantifications… très quantifiées, des rétributions très… marchandisées, mais rien que de très fructueux en soi.
Pourquoi ?

–          Parce qu’on perd du temps à vérifier que les taux de rétributions sont bien du montant fixé sur le contrat,

–          Parce qu’on doit limiter les échanges à des données particulières, mais ne pas rendre autonome, le partenariat c’est aussi une interdépendance de principe.

–          Parce qu’on doit affecter des ressources à la gestion des partenaires que ce soit pour la conquête ou pour le suivi.

–          Parce qu’on prend le risque d’être le point de réception des insatisfactions clients pour les services que ne fournissent que nos partenaires et que ça pourrait nuire à notre relation client.

Le partenariat tant donc à la frilosité la plupart du temps pour ces raisons (et bien d’autres) alors que les exemples de partenariats, entre frères ennemis comme entre lorel et hardy, sont profusion sur le marché des success story. Regardez Cocal-cola et Pepsi qui font des campagnes comparatives jumelées en se tapant la bourre sur les parts d’un marché du soda qu’ils ne divisent presque qu’en deux. Regardez les opérateurs téléphoniques, qui ne pratiquent pas les même type de forfaits pour éviter les comparaisons, lancent quasiment en même temps leurs offres « similaires », récupèrent les insatisfaits les uns des autres, et s’assurent une place sur le bateau (ce n’est qu’un secret de polichinelle). Bon, ces stratégies de partenariats sont basé sur la concurrence, c’est l’amour vache, ou partenariat B2B (Back to Back – dos à dos ou multi facette, si on souhaite changer de visage on fait pivoter le manège et on change de monture –mais finalement on paye pareil…). Mais on rencontre d’autres type de partenariats un petit moins évidant, et plus de l’ordre du lardon avec la patate basés sur l’union de 2 expertises pour une même cible potentielle, mais pour des services différents et complémentaires : ce sont les sociétés de type  coursier et vendeur de café ou de type assurance et crédit, ou encore hardware-software. Bien sûr dans ce cas de figure on essaye tant que faire se peut de se mettre à l’abri de se faire voler sa compétence par le ou les partenaires, on inscrits des clauses qui dispensent gentiment (et avec force avocats) de s’approprier le corps de métier (sans lubrification préalable).

Quoi qu’il en soit le partenariat vise surtout à rendre toujours plus de services que ce soit aux marchands ou aux consommateurs, qui comme les lemmings suivent gentiment le label jour de la garantie et aiment qu’on leur dise quoi devenir de leur courte existence…

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