« Maverick ! » – Ricardo Semler

« Pourquoi traiter les employés comme des enfants en leur imposant des règles alors qu’il est possible de booster leur créativité en leur laissant plus de liberté ? »
Ricardo Semler

Vous avez probablement tous entendu parler de Dan Price (et de sa société gravity payements) qui a fait baisser son salaire pour augmenter les employés de sa boite :
Un premier article ici
Un deuxième article là et avec une video en prime

Bon Vous avez aussi probablement lu que c’était un fiasco.
Le « bouhou ! » des médias

Ce que vous avez moins lu/vu/entendu probablement c’est que ce genre de manœuvre pour le bonheur des salariés n’ont pas forcement du succès tout de suite, mais peuvent en avoir beaucoup, beaucoup, dans les années qui suivent.

C’est d’ailleurs le cas de SEMCO de Ricardo Semler.
Ricardo, vous connaissez ? Mais siiiiiii, le mec qui a fait un ted.talk qui vous a retournée la tête où vous avez eu la vague impression que son histoire n’est qu’une vaste utopie professionnelle… Mais siiii ! Souvenez vous…

Quand vous regardez la façon dont nous divisons notre vie en général, vous remarquez que les moments où nous avons beaucoup d’argent, sont ceux où nous avons très peu de temps. Et quand nous avons finalement le temps, nous n’avons ni l’argent ni la santé.

(…)déléguons à ces gens, donnons-leur une entreprise débarrassée de tous les côtés « école privée », tel qu’arriver à telle heure, et s’habiller ainsi, aller en réunion comme ça, dire ceci, ne pas dire cela, et voyons ce qu’il reste (…) pourquoi les gens ne peuvent-ils pas décider de leurs salaires ? Qu’ont-ils besoin de savoir ? Il n’y a que trois choses à savoir : combien les gens gagnent dans l’entreprise, combien ils gagnent dans une entreprise similaire, et combien d’argent gagne l’entreprise, pour savoir ce qui est possible. Donnons aux gens ces trois informations. Nous avons mis, dans la cafétéria, un ordinateur sur lequel vous pouviez voir combien chacun dépensait, combien chacun gagnait, leurs avantages, combien gagnait l’entreprise, quelles étaient les marges, etc. Et c’était il y a 25 ans. (…) Quand les gens ont commencé à avoir accès à cette information, nous avons dit : nous ne voulons pas voir vos notes de frais, ni le nombre de jours de congés que vous avez pris, ni où vous travaillez. A ce moment-là, nous avions 14 bureaux en ville, et nous disions, « allez à celui le plus près de chez vous ou du client que vous allez voir aujourd’hui ». « Ne nous dites pas où vous êtes ! ». Même lorsque nous avions des milliers de personnes (5 000 personnes) nous en avions deux au département RH, et heureusement, l’une d’elles part à la retraite.

Bon, si vraiment vous ne souvenez pas : regardez, ça vaut le détour :

Vous avez trippé sur son Ted Talk ? (moi aussi…) vous allez encore plus adorer son livre. (le premier parce qu’il y a en a un second et si vous êtes un peu patient, je vous en ferais un article, mais d’abord, il faut que je le lise.)

Maverick ! C’est l’histoire de Ricardo et de sa société SEMCO. Ricardo Semler
Ce CEO de génie qui a révolutionné le mode de fonctionnement de son entreprise pour la faire devenir un modèle de vertu et d’humanité respectueuse de ses employés tout en continuant à gagner de l’argent.
Il raconte combien au fil d’un un peu plus de 25 d’années il a pris des décisions qui lui ont retiré, en partie, son pouvoir de décision, mais qui l’a beaucoup redonné à ses salariés.
Et vous savez quoi ? ça a f***ing bien marché et ça marche encore !

On découvre dans son livre les nombreuses expérimentations qui ont menées sa société au succès, mais surtout à être un modèle idéal de société responsabilisante. Il explique ce qui a marché, ce qui a moins marché, pourquoi comment, et les situations dans lesquelles il s’est retrouvé et desquelles il a appris beaucoup.

The desirer for rules and the need for innovation are, I believe, incompatible. (Remember, Order or Progress) Rules freeze companies inside a glacier ; innovation lets them ride sleighs over it »

C’est rafraîchissant parce qu’en plus d’avoir le don de raconter la plus belle histoire de société jamais écrite (enfin je trouve personnellement que c’est la meilleure) il a un sens de la narration prenant et un humour croustillants.

Troublemakers, like weed, will always sprout up, because management does such a thorough job putting down fertilizer (…) Coompanies that follow the firrst set of rules [NDL : des règles en cas de grève qui sont contreproductive et qui ne démontrent qu’un pouvoir bête et méchant] end up bargainning under pressure and making concessions they later regret. In other words, they start out like Arnold Schwarzenegger and end up like woody Allen

Entre autre chose, il raconte qu’on blame souvent le management de pauvres décisions alors qu’en fait, on devrait les blâmer de ne pas prendre en compte l’avis des opérationnels ; qu’on confond souvent le management du résultat avec le management du temps (deux choses qui sont bien distinctes aujourd’hui dans l’esprit de sa société)

Extraits :

It is impossible to understand life in all its hugeness and complexity if one is constantly consulting a minute-counter

Human nature demandes recognition. Without it, people loose their sens of purpose and become dissatisfied, restless, and unproductive.

There is no way to treat employees as responsible and honest adults unless you let them know and influence what is going on around them

if you’re not making some mistakes, you probably aren’t taking enough risks

What people call participative management is usually just consultative management. (…) How progressive do you have to be (…) to ask someone else’s opinion ? And to listen to that opinion -well, that’s a start- ? But it’s only when the bosses give up decision-making and let their employee govern themselves that the possibility exists for a business jointly managed by workers and executives. And that is true participative management, not just lip service to it

(…) we are great believers in pofessional recycking, a.k.a. sabbaticals. We call it our Hepatitis Leave. When people tell us they don’t have time to think, we ask them to consider what would happen if they suddenly contracted hepatitis ans were forced to spend three months recuparating in bed. Then we tell them to go ahead and do it.

we believe it is essential that all company communications, especially those intended for the workers or the public, be absolutly honest.

A touch of civil disobedience is necessary to alert the organization that all is not right

This employee review builds on one Semco’s great strenghts, our transpparency,. At our company people can always say what’s on their minds, even to their bosses – even when it’s about their bosses. It is instilled in our corporate culture that everyone should be willing to listen, and admit it when they are wrong.

we think it is helathier for people to oxygenate themselves in the job market than to be put into some internal hibernation

Sommaire :

1. Naturel Business
2. Fit for duty
3. Dr Dickie
4. False start
5. The GO-GO years
6. keeping our balance
7. Another conquest
8. Symptoms of trouble
9. Coming about
10. By the people
11. One change leads to another
12. The trouble with rules
13. When the banana ate the monkeys
14. Too big for our own good
15. Divide and prosper
16. The inmates take over the asylum
17. Sharing the wealth
18. Miles of files
19. Affirmatives actions
20. Trading places
21. Minding our own business
22. Hiing and firing the boss
23. More than a job
24. Rounding the pyramid
25. Name your price
26. The public awaits
27. Swelled heads
28. Zero tolerance
29. Thinking for a living
30. Rise and shine
31. Collapse
32. Lauching pad
33. Rebirth
34. Who needs a n°1 ?
35. Will it travel ?
36. Modern times.

Laisser un commentaire