Manager or not Manager that is the question.

http://reinformation.tv/creative-control-science-fiction-film-experimental-cinema-jovien-62380-2/

Dernièrement, on a vu passer la nouvelle : Après plusieurs années d’Holacratie, Zappos, cette vaillante entreprise qui vend des pompes, abandonne le concept si prometteur d’une organisation basée sur la collaboration…

Les raisons ?
L’holacratie qui apporte en théorie plus de souplesse, est toujours aussi conditionnée par le système, et noie les bénéfices d’une organisation sans chéfaillon, sous les montagnes de réunions, les prises de décisions difficiles et la rigidité du protocole d’expression desemployés.

Dommage… Quand on prend des décisions un peu plus lentement, on évite celles qui, prises sur un coup de tête, ou une intuition (ce qui n’est pas forcement pire), peuvent mener dans le mur.
Mais il est évident que si trop de personnes tiennent le volant en même temps, on avance moins vite.
L’audace étant la garantie de la compétitivité, sommes nous réellement coincé ? N’est-il pas possible d’en tirer un enseignement ? Ne s’agit-il pas peut-être de relativiser un peu ?

Et si la solution était justement la nuance, ou plutôt, une véritable exploration de l’arbre des possibles par l’expérimentation ?

« Inspiration SF »

Pour cela, il convient de faire comme les bons auteurs de Science Fiction : oser imaginer de casser des codes fondamentaux pour créer une UTOPIE.
On peut faire comme Asimov, et imaginer un monde où les Robots et les IAs sont de véritables parties prenantes dans la société, ou comme Silverberg, revoir le concept de famille en imaginant celle-ci de manière très étendue, ou encore comme Banks, revoir le concept de genre en imaginant que cette notion est obsolète…
Appliqué au monde de l’entreprise, il s’agirait donc, peut-être de bouleverser des concepts tels que :

  • – Le temps de travail
  • – La position dans le temps des travailleurs.
  • – L’adaptation des postes aux circonstances et aux résultats des expérimentations
  • – La position des travailleurs

Parce que ce qui compte, finalement, c’est le service, non ?

« ET SI…. »

Pour remettre en questions des notions qu’on pense immuables, il faut déjà accepter de se poser les bonnes questions initiales.
Cela commence par envisager des possibles étonnants ou de partir de postulats qui sont définies comme des règles :

  • – Et si la réunionite aigüe était une obligation nécessaire, pourquoi ne pas la transformer en afterworks en fournissant les curlys ? ou favoriser les réunions virtuelles, ou les cellules de décisions intermédiaires ?
  • – Et si en fait, les managers n’étaient pas manager toute leur carrière dans l’entreprise ?
  • – Et si être à un poste était toujours une forme de CDD, renouvelable ou non ?
  • – Et si être manager était comme être capitaine d’équipe dans un tournois de football ou le coach change à chaque fois ?
  • – Et si être manager était un rôle émergeant par tirage au sort ?
  • – Et si le principe d’être manager n’était finalement qu’un rôle de leader, pouvant être occupé temporairement, et en fonction des situations et des évènements plutôt que d’être comme des tables de la loi d’entreprise : gravés dans la pierre ?
  • – Et si l’expérimentation manageriale et organisationnelle était en fait obligatoire, voire, enouragée par le gouvernement ?
  • – Etc… Etc…

Ce genre de questions ne me semblent pas si idiotes que cela. Après tout, c’est en repensant un système, en se projetant dans une situation idéale, qu’on fait les meilleurs choix. Et c’est en transgressant le sacro-saint « on ne peut pas faire comme ça » qu’on devient Elon Musk.

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