les femmes

Ce n’est pas sans les tétons qui pointent et les ongles rouges clinquant qui claquent sur le clavier que j’aborde ce sujet qui me fait parfois trépigner comme une hystérique (ben oui, je suis une femme) que celui de la présence, et du rôle des femmes dans les sociétés.

C’est avec une recherche sur les Internets et la participation de quelques collègues masculins (oui oui masculins comme dit le proverbe, « le féminisme a besoin d’hommes comme la cause des noirs à eu besoin des blancs » !) que j’ai pu collecter des informations pour faire cet article, qui sur le fond, ne s’intéresse pas à la condition des « femmes-plantes-vertes » qui n’ont pas d’autre ambition que de remplir parfaitement leur rôle de fleur la plus belle du balcon (mais de préférence la moins bavarde et la moins exigeante), mais bien de s’intéresser aux femmes qui ont le minimum d’ambition et d’estime personnelle relative à une progression professionnelle.

J’avais un peu initié le mouvement avec cette excellente video de TED Women où la speakeuse expliquait clairement qu’une femme ayant « des envies de vie de femme » n’avait pas besoin de mettre de coté sa carrière, bien au contraire…

  • Alors entrons dans le vif du sujet :

Il est parfaitement légitime, comme tout changement, de se demander, en quoi mettre des femmes dans les rôles de pouvoirs auraient un quelconque intérêt pour une société (et tout particulièrement sur les bénéfices), c’est pourquoi cette première étude explique que Parité rime souvent avec rentabilité (mais notons que 1. On dit « souvent », pas « systématiquement », 2. qu’on ne parle pas de la quantité nécessaire 3. et que ce genre d’étude n’est malheureusement pas effectuée sur des populations exclusivement masculines… ni sur les comités d’administration composés exclusivement de femme – c’est dernier n’existant tout bonnement pas dans les sociétés de + de 100 employés… ? – )

C’est ainsi que des études comme celles du cabinet McKinsey « Women’s matter » (qui, à mon sens, ne se traduit pas littéralement par « à propos des femmes » mais par « les femmes, ça compte ») relate des propos et résultats d’analyse assez intéressants.

Au travers d’une recherche pour faire progresser la mixité dans les sociétés, Mc Kinsey élabore toute une suite de recommandations pour induire et conduire le changement (car oui, un changement, ça se prépare, et ça s’accompagne…) :
On y apprend entre autre, que des entreprises font de la mixité un de leur enjeux stratégiques, même si pour de nombreux cas, la mise en oeuvre n’est pas à la hauteur de l’enjeu : En effet, on constate que si les directions disent se fixer de temps en temps des objectifs de mixité, les mesures mises en oeuvre, et constatées (voire tout bonnement constatables) par les cadres intermédiaires sont, elles, beaucoup moins flagrantes. Comme quoi, il y a bien « dire, et faire ».

  • Petite revue d’horizon

En france 56% des diplômés de l’enseignement supérieur sont des femmes, mais malgré ça, seul 8% de ces mêmes femmes accèdent aux postes de direction ou direction générale

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Un article de l’express aborde le sujet :

il faut rester prudent et ne pas tirer des conclusions trop hâtives. En valorisant les qualités relationnelles des femmes, ces recherches justifient leur présence dans certaines fonctions, comme les ressources humaines ou encore la communication, où elles sont déjà surreprésentées. Le risque, à terme, est de les cantonner à ces rôles et de renforcer la segmentation du marché du travail.

D’ailleurs : pour ne citer que le très bon article de 24H qui montre que la rentabilité des entreprise est augmentée avec des femmes dans leur comité executif :

la thèse selon laquelle les femmes auraient des qualités spécifiques (écoute, empathie, bienveillance) a des effets pervers: elle les cantonne aux sempiternelles fonctions de DRH, dircom ou responsable du marketing. Celles qui, justement, ne conduisent jamais vers le fauteuil de CEO»

Sarah Saint-Michel, chercheuse au Centre de recherche en management de Toulouse.

On constate toutefois que l’analyse doit se faire sous le couvert de la psychologie sociale : On doit considérer que les groupes féminins au sein des sociétés doivent environ constituer un tiers (opérationnel, et non seulement de support) des effectifs pour pouvoir effectuer une véritable influence, en dessous de ce seuil, elles n’ont, pas encore d’effets notables, mais aussi, elles perdent toute motivation d’avoir un effet notable.

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pour recruter plus de femme en management il faut plus de femmes au sens large dans les sociétés

Bon jusque là tout va bien, mais c’est une façon de reporter le problème sur la notion de candidature et d’effectifs, alors que je ne pense pas que le problème soit là.

  • En france, ça donne quoi ?

Et ben en France, à part quelques sociétés précurseurs dans le domaine et qui osent témoigner d’un choix conscient qui semble clairement être le bon… Ben on est à la traîne et encore, parait-il moins que nos homologues européens.
Le magazine Challenge en a fait un article passionnant que je vous invite à lire ici qui explique même comment mettre des KPI sur la performances de mesures de mixité… (dont je suis pas totalement convaincue du bien fondé…) sur des sociétés Françaises (mais avec une portée internationale)

On notera, dans le domaine des SS2I, entre autre l’interview de Philippe Montargès sur sa collaboratrice Véronique Torner Directeur et Directrice associés d’Alterway.
Bon par contre honnêtement je manque de références sur le sujet, si vous voulez venir enrichir cet article, et ce blog, une zone de commentaires est à votre disposition.

  • Le canada terre d’accueil de la parité ?

Des pays comme le Canada (pays du sirop d’érable et du caribou, s’il en est un cliché de monde reculé…) s’intéresse pourtant beaucoup à la question de la présence des femmes dans les sociétés et identifient des critères de performance des entreprises apportées par des femmes aux conseils d’administration, on notera en particulier « capacité à attirer et conserver les meilleurs talents » ou « meilleure connaissance de la clientèle ».

Et c’est bien sûr, suite à une demande ministérielle qu’une telle étude a été effectuée… La source se trouve ici

J’vous résume, hein, l’étude se conclus par une suite de recommandations pour accroître la présence des femmes dans un conseil d’administration avec dans le tas :

  • Augmentez le nombre de femmes dans la filière du pouvoir
  • Parrainez des femmes très prometteuses
  • Recrutez ailleurs qu’aux plus hauts échelons de la direction

On notera donc que pour le moment, promotion, mentoring et recrutement sont le sein du changement.

Pour cela, des séminaire et actions de mentoring sont portés par des associations dont, entre autre SHE-E-O (mesage sous-jacent : pour des femmes CEO) qui met en place un programme de solidarité, et de promotion des projets issus d’une population féminine. Comme quoi la solidarité entre femmes n’est pas un mythe… et comme quoi elle favorise la progression professionnelle personnelle ainsi que de ses consoeurs.

Mais je conclurai par cela,

  • Les stéréotypes existent, les nier ne les font pas disparaître, bien au contraire, ils induisent une frustration dû au déni
  • La docilité n’est pas « la qualité » d’une femme, l’acceptation de l’injustice non plus.
  • La solidarité entre femmes existe parfaitement, il convient donc de la cultiver et non de favoriser la compétition (et donc en tant que femme, de ne pas y prendre partie)
  • prendre une femme porte parole d’un gouvernement (ce dernier dont on est moyennement satisfait) et lui donner le ministère des droits de la femmes c’est bof, et ça mène à l’amalgame.
  • Donc il y a encore du travail…. mais on va peut-être parvenir à faire progresser notre sociétés de babouin vers des bonobos, qui sait ?

joan

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