Les 3 steps de la prise de tête entre collègues.

Quand une journée s’annonce chargée, Qu’on y rajoute quelques kilo-pascals de pression client, production, et responsabilité. Qu’à cela on ajoute un manque de bonne foi, et une équipe d’exécutants râleurs, les journées peuvent s’avérer longues… Longues, et lourdes, et elles peuvent malheureusement très souvent se finir tôt le matin, avec la rosée qui picote sur les paupières, alors qu’on se dirige vers le rapide taxi-douche-sieste-douche-habillage-café/maquillage(oui oui en même temps)-bus-boulot. Tout ça en moins de 4h, et ben… ça fait chier. (oui, comme toujours, ce blog n’est pas politiquement correct, mais je reste persuadé qu’il faut appeler un chat, un chat)
Dans ces journées à 100 à l’heure sans aire de repos (ce qui soit dit en passant sont un peu nocives pour la santé, mais font en sorte que les projets avancent, voire, les carrières pour quelques chanceux dont on peut constater la charge de travail) croiser un « aspirateur de temps » est une catastrophe sans nom qui provoque des réactions diverses :

L’Incompréhension
Une incompréhension de la pression qui est reportée sur une ressource est une erreur stratégique dont je parlais déjà dans un précédent post : les employés qu’on utilise comme des chevaux de poste finissent toujours par poser leur démission à court -ou moyen terme pour ceux sans grande estime personnelle-

  • La cool attitude à prendre : Votre projet, à moins d’avoir un argumentaire court, efficace, rapide n’est pas intéressant, soyez toujours promouvant, analysant, et facilitant. Vendez bien votre projet, comprenez que l’autre ne peut déprioriser ce qu’il fait d’autre à coté pour votre progression dans la hiérarchie, mais motivez le à trouver du temps pour vous dans son intérêt personnel –oui et bannissez l’énervement et la colère sinon vous risquez de rencontrer l’une des réactions suivantes :

L’Aggressivité
Lorsqu’on subit la pression du client, la moindre des politesses consiste à mettre les formes qu’il faut « oui, tu me déranges, merci de demander » (c’est pas souvent) « oui ta demande est débile, il suffit que tu essayes avec tes mains-mains. » (ce que tu fais jamais) « p**** mais on s’en fout de pourquoi ! Essaye de trouver comment, on en parlera après » (si tu demande encore pourquoi, je t’aligne) «Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans NON » (N.O.N. n’est acronyme que de « Not Operationnal Now »)

  • La bonne attitude à adopter : « si une personne se montre agressive, ce n’est pas contre vous, c’est sous la pression, même si vous n’êtes pas totalement ou partiellement responsable de cette pression, ayez un peu de respect pour sa personne humaine et acceptez que lorsqu’elle se transforme en hérisson, (ou simplement qu’elle dit non) il faut au moins commencer par y aller avec douceur et accepter ses raisons. Au début, cela semble non productif, je répète cela SEMBLE (mais n’est pas) à long terme cela fait gagner beaucoup de points. Une personne qu’on prend avec douceur quand elle ne l’est pas s’en souvient, et sait, rendre la pareil) si vous oubliez cela vous allez rentrer dans la catégorie suivante :

Le Mépris
Cela ne sert strictement à rien de faire sonner 13 fois un téléphone, ou de se pointer 28 fois dans la journée pour demander si ça avance (ça sent le vécu ? Question rhétorique ;)) encore moins d’envoyer un mail avec URGENT en rouge majuscule souligné, agrémenté de points d’exclamations dedans !!!! La gestion des priorités devient impossible si tout est toujours pour hier.

  • L’attitude saine : Laissez passer la tempête, un peu de mépris, c’est une façon de faire retomber la pression. Temporisez comme vous pouvez, et dans la limite de votre pouvoir, apportez de l’aide si possible, et montrez vous compréhensif, à l’écoute (en mode récepteur analyste et non toujours en mode émetteur de demandes) solliciter un peu, fermement pourquoi pas, mais beaucoup et fébrilement provoque une porte fermée.

Pour conclure, je raconterais cette petite anecdote : Un ingénieur système avait mis une règle sur sa messagerie pour que les mails provenant d’une de ces personne se retrouvent systématique dans la boite à spam, celui-ci ignorait, de fait, même les urgences et le seul moyen de lui faire résoudre une problématique de production consistait à passer par un intermédiaire, voire, par son manager. Quelques semaines plus tard, un système de gestion de tickets était mis en place pour permettre de voir TOUT ce qui était demandé à cet ingénieur dans une journée… Et puis chemin faisant, on se rendit compte que ses petits dérangements pour des prétendus urgences, ne le concernaient pas tant que ça, sauf avec un système de priorisation, et de responsabilisation, et il finirent heureux et eurent plein de petits Ticket d’incidents…

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