Le bureau Volant

Non, il ne s’agit pas d’un bureau *(2) avec des petites ailes d’angelot (ou pire de papillon) mais d’une pratique, qui consiste à ne pas avoir de bureau fixe ou à travailler « en mobilité ». Dans les pratiques d’entreprise libérée, et de méthode.

D’après une étude Sur la France, championne de la démotivation au travail (source : enquête réalisée par Ipsos pour le compte de Steelcase) on découvre que la motivation est très liée au lieu où l’on travail. Le poste fixe donnerait en effet bien à penser qu’on est enchaîné à son poste.

Pourtant, le modèle « pc de bureau et téléphone fixe » reste un modèle encore particulièrement courant. Et pour cause, niveau « moyens généraux » tout le monde y trouve son compte.
Et pourtant se doter de la mobilité est utile. Prenons par exemple… moi. (oui tant qu’à parler de quelque chose, parlons de quelque chose que je connais) j’ai opté pour le bureau volant, j’ai un ordinateur portable, un téléphone portable, et… ça me convient.
Parfois j’ai le plaisir de pouvoir disposer d’un deuxième écran, lorsque c’est nécessaire, mais je suis libre de prendre le poste disponible qui me convient dans le service avec qui je souhaite effectuer un rapprochement ou avec qui il est nécessaire d’interagir.

Le but ?

D’abord arrêter le mode « guichet » où on s’envoie des mails et où les tensions (qui sont inhérentes à toute société) peuvent se résoudre en face-à-face et puis un peu d’hypocrisie ne fait pas de mal après tout si on est amenés à partager le même espace…
Pompe_terre_tourne*(1)

Ensuite, changer d’air. Comme changer de société. Le fait de changer régulièrement rend moins résistant au changement et le changement de luminosité, position, collègue de bureau, apporte un un regain de nouveauté (et de fraîcheur) dans le travail.
Voire offre la possibilité de faire des échange culturel avec des personnes avec qui on ne soupçonnait pas pouvoir échanger.

Enfin, changer de bureau c’est changer de rôle, c’est aussi changer de position managériale. Et donc offrir une plus grande cohésion sociale en supprimant l’effet petit chef et en rajoutant de la proximité dans les échanges.

En conclusion

Derrière cette pratique du bureau volant se cache un intérêt social, un progrès, et un regain de motivation au quotidien.

(1) *Ce petit morceau de bédé est extrait de l’excellent C’est pas en regardant ses pompes qu’on comprend comment la terre tourne » à voir d’urgence !!!

(2) *J’en profite pour vous livrer l’histoire du « bureau » ce petit mot qui démontre que notre langue est vivante.
Le bureau était une étoffe de bure qu’on mettait sur la table à manger pour pouvoir y faire ses devoirs.
Puis c’est devenu le nom de la table sur laquelle on travail. Et cela est allé jusqu’à s’étendre à la zone globale où on travail et même jusqu’à des portion d’administrations tel que le « bureau des impots ».
Comme quoi, ça commence par une étoffe de grosse laine et ça finit par te le prendre… ton bas… de laine.

Laisser un commentaire