La confiance dans votre médecin doit-elle nécessairement être… absolue ?

Ayant eu un passif médical « mouvementé », et quelques médecins ayant effectués de mauvais diagnostiques, ainsi que des prescriptions douteuses et aux effets secondaires que j’aurais préféré connaître avant de me lancer dans ces traitements…  J’ai perdu, naturellement, la confiance, totale, qu’on accorde trop souvent à la gente médicale !
Et pour cause, le consentement éclairé est une notion fort oublié par encore, malheureusement, beaucoup de médecins (généralistes comme spécialistes)

Et le Docteur House ne s’y trompait pas. Qu’est-ce qu’il vaut le mieux ? Guérir et souffrir ou l’inverse ? Souffrir pour quoi ?

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C’est donc avec ce ted talk que je vous invite ce jour à la réflexion :

So suppose you go to your doctor and the doctor says, « I just got your lab work back, your cholesterol’s a little high. »Now, you all know that high cholesterol is associated with an increased risk of cardiovascular disease, heart attack, stroke. And so you’re thinking having high cholesterol isn’t the best thing, and so the doctor says, « You know, I’d like to give you a drug that will help you lower your cholesterol, a statin. » And you’ve probably heard of statins, you know that they’re among the most widely prescribed drugs in the world today, you probably even know people who take them. And so you’re thinking, « Yeah! Give me the statin. » (1)

But there’s a question you should ask at this point, a statistic you should ask for that most doctors don’t like talking about, and pharmaceutical companies like talking about even less. It’s for the number needed to treat.(2)

Now, what is this, the NNT? It’s the number of people that need to take a drug or undergo a surgery or any medical procedure before one person is helped. And you’re thinking, what kind of crazy statistic is that? The number should be one. My doctor wouldn’t prescribe something to me if it’s not going to help.(3)

(1) Imaginez que vous alliez chez le docteur et que celui-ci vous dise « j’ai vos résultats, votre cholestérol est un peu élevé ». Maintenant, vous savez tous qu’un cholestérol élevé est associé à l’augmentation de risques cardiovasculaires, d’attaques cardiaques et d’AVC. Et vous pensez que conserver un cholestérol élevé n’est pas la meilleure chose, et donc le docteur vous dit « vous savez, j’aimerai vous prescrire un traitement qui va vous aider à faire baisser votre cholestérol : de la statine. » Et vous en avez probablement déjà entendu parlé, vous savez que c’est la molécule la plus largement prescrite au monde aujourd’hui, vous connaissez même peut-être des gens qui en prennent, et donc vous vous dites : « allez ! Prescrivez-moi de la Statine ».

(2)Mais il y a une question que vous devriez poser à ce moment là,une statistique que vous devriez demander, dont la plupart des docteurs n’aiment pas parler, et encore moins les entreprises pharmaceutiques. C’est « le nombre de sujets à traiter » (NST)

(3) Bon, et c’est quoi le NST ? C’est le nombre de personne qui doit prendre le traitement, ou subir une chirurgie, ou toute autre procédure médicale en fait, avant que cette personne soit vraiment soulagée. Et vous vous dites « Mais quel genre de statistique de taré est-ce que c’est ? Ce nombre devrait être un. Mon docteur ne me prescrirait pas quelque chose si ça n’allait pas m’aider« .

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But actually, medical practice doesn’t work that way. And it’s not the doctor’s fault, if it’s anybody’s fault, it’s the fault of scientists like me. We haven’t figured out the underlying mechanisms well enough. But GlaxoSmithKline estimates that 90 percent of the drugs work in only 30 to 50 percent of the people. So the number needed to treat for the most widely prescribed statin, what do you suppose it is? How many people have to take it before one person is helped? 300. This is according to research by research practitioners Jerome Groopman and Pamela Hartzband, independently confirmed by Bloomberg.com. I ran through the numbers myself. 300 people have to take the drug for a year before one heart attack, stroke or other adverse event is prevented.(4)

Now you’re probably thinking, « Well, OK, one in 300 chance of lowering my cholesterol. Why not, doc? Give me the prescription anyway. » But you should ask at this point for another statistic, and that is, « Tell me about the side effects. » Right? So for this particular drug, the side effects occur in five percent of the patients. And they include terrible things –debilitating muscle and joint pain, gastrointestinal distress — but now you’re thinking, « Five percent, not very likely it’s going to happen to me, I’ll still take the drug. » But wait a minute. (…) 300 people take the drug, right? One person’s helped, five percent of those 300 have side effects,that’s 15 people. You’re 15 times more likely to be harmed by the drug than you are to be helped by the drug.(5)

Now, I’m not saying whether you should take the statin or not. I’m just saying you should have this conversation with your doctor. Medical ethics requires it, it’s part of the principle of informed consent. You have the right to have access to this kind of information to begin the conversation about whether you want to take the risks or not.(6)

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(4) Mais actuellement, La pratique médicale ne fonctionne pas comme ça. Et ce n’est pas la faute des docteurs, si c’est la faute de quelques uns, c’est la faute des scientifiques comme moi. Nous navons pas trouver tous les mecanismes sous-jacents. Mais GlaxoSmithKline estime que 90% des prescriptions fonctionnent dans 30 à 50% des cas. Donc le nombre nécessaire pour cette Statine si largement prescrite vous supposez que c’est combien ? Combien de personne cela va prendre avant qu’une seule soit aidée ? 300. (…) 300 personnes doivent prendre le traitement pendant un an, pour qu’une attaque cardiaque, un AVC ou autre adversité soit empêché.

(5)Maintenant vous pensez peut-être « Bon, ok, 1 chance sur 300 de faire baisser mon cholestérol. Pourquoi pas docteur ? peu importe : faites-moi la prescription » Mais à ce moment là, vous devriez demander une autre statistique, qui est « A propos des effets secondaires… ? » N’est-ce pas ? Donc pour la Statine en particulier, des effets secondaires se produisent pour 5% des patients. Et elles comportent des choses horrible : — douleurs musculaire et articulaire invalidantes, troubles gastro-intestinaux… — Donc là vous vous dites « 5%, il y a eu de chance que cela m’arrive » Mais attendez une minute… (…) 300 personnes prennent cette drogue, 5% de ces gens ont des effets secondaires, ça fait 15 personnes. Vous avez donc 15 fois plus de chance de subir des dommages causés par ce traitement, que d’être soigné par celui-ci.

(6)Donc, maintenant je ne vous dit pas si vous devez prendre ou non de la Statine. Je dis juste que vous devriez avoir cette conversation avec votre docteur. L’éthique médicale requière cela, cela fait partie du principe du consentement éclairé. Vous avez le droit d’avoir accès à ce genre d’information pour commencer la conversation à propos de prendre ce risque ou non.

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(7) C’est une vérité absolue de la condition humaine que « tous le monde ment ». La seule variable est « à propos de quoi ? ».

Concernant les autres mots-clés de cette vidéo, et son sujet principal : le pre-mortem, très utile dans les situations de stress pour avoir anticipé les probables problèmes, et s’en prémunir, j’en ai déjà parlé dans un précédent article.

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