Il tape sur des bambous….

 

La première chose qu’on vous apprendra dans un séminaire de management, c’est que dire « c’est moi le chef » sous toutes les formes de déclinaisons possible (de « les décisions, c’est moi » en passant par « elle me donne pas des ordres ! » ou encore « non mais j’vais lui mettre des claques ») c’est le BAD.

Je ne vous expliquerai pas, puisque vous êtes chef, vous savez tout, et vous avez toujours raison, et donc vous savez parfaitement pourquoi il ne faut pas le dire.

La première chose qu’on vous demandera dans votre métier de collaborateur (et parce que vous avez des petits camarades), c’est qu’exprimer ses sentiments au travail ne mène a rien (oui, je sais, c’est dur, des fois je me dis que je suis mal placée pour parler, m’enfin…) « mon opinion c’est que c’est ça » (basé sur quel faits ?) « Mon sentiment c’est qu’on devrait faire comme ça » (pourquoi ?) « Non mais moi je pense qu’on devrait faire comme ça » (c’est bien de penser, c’est un bon début, cela dit, votre pensée ne vous rend pas pour autant plus crédible si elle n’est basée que sur un vague sentiment de supériorité intellectuelle qui vous laisse croire que vous êtes dispensé de justification)

Oui, c’est sûr, c’est dur d’avoir des arguments, déjà parce qu’il faut les trouver (oui et parfois, ça, c’est pô facile, et google ne trouve pas tout pour vous), ensuite parce de fait, quelqu’un peut (éventuellement) les contredire, ou ne pas être d’accord avec (peut-être), ou qu’un autre argument pourrait y être opposable (bon je veux pas vous rendre parano, mais c’est la vie hein, j’vous réexplique pas les globules, si ?).

Et c’est encore plus dur, de réaliser qu’on est persuadé d’avoir raison, et de s’entendre dire qu’on a tort. (et parfois, on a tort) (si, je vous assure) (ne doutez pas j’ai raison)

Cela dit… C’est le principe même du débat, de la confrontation, de l’avancement. Trouver un consensus, avec des sacrifices de chaque coté. Le sacro-saint WIN-WIN de toute négociation commerciale digne de ce nom, mais qui passe toujours par un juste milieu.

Quoi qu’il en soit, et en conclusion de cet article que je trouve, et pense excellent (oui, sans argument, du coup, c’est lourd hein ;)), je dirais qu’il ne sert jamais de taper du point sur la table pour imposer son avis, que la menace ne mène à rien, quelque soit le niveau hiérarchique qu’on a (surtout si tu es en dessous tiens !) mais (de nombreux consultant en management, vous dirons qu’) utiliser la méthode douce, l’humour, l’auto dérision, ou la caricature, seront autant de méthode beaucoup plus efficaces pour ne pas passer pour un tyran, et vous faire gagner la confiance (avec bien sûr, temps, et patience) de vos collaborateurs.

Il vaut mieux un bambou qui plit qu’un bâton qui casse.

Laisser un commentaire