Du management au ménagement.

Entre Management et Ménagement, il n’y a qu’une seule lettre, et pourtant pour certains parfois, il existe un gouffre. Qui veut voyager loin ménage sa monture. C’est un vieil adage mais qui malgré tout, trouve encore sa place dans le monde professionnel.

Une ressource qui travaille à 100% tout le temps est difficilement disponible pour faire du 130, 140, voire 150 %. Toutefois, si elle travaille à 80% tout le temps il sera plus facile de lui faire faire du 100 voire 120 % de temps en temps.

La qualité des relations avec les ressources risquent aussi d’être altérées si on se met à leur trouver un défaut de productivité (alors qu’elles travaillent déjà comme des chevaux de postes). Une personne qui se sent, et se sait, haïe, ou du moins peu appréciée, ne fera rien pour vous prouver que vous avez tort,  mais passera plutôt son temps à vous donner raison : lorsqu’on a rien à perdre, et plus rien à gagner, pas même le respect, on se limite au stricte minimum. Et là plus moyen de parler de qualité lorsqu’on a le nez collé à la quantité.

Afin de tirer le meilleur des ressources comme d’un bon café il faut partir d’un optimisme permanent et d’une foi sans borne : elles peuvent toujours devenir meilleures, et il faut le leur montrer. A défaut d’avoir la possibilité de pouvoir augmenter leur salaire, autant les faire apprécier ce qu’elles font en en leur donnant le bénéfice du doute, de l’utilité et la valorisation du travail fait avec le meilleur de soi, redonner de l’égo vaut parfois plus que donner de l’argent. Même si l’un ne remplacera jamais l’autre.

Aussi, il faut écouter les « attentes » des ressources. Un chef de projet n’est chef que d’un projet, c’est très abstrait et très inhumain pour le coup. Il faut alors se demander ce qu’on peut apporter, quels inputs sont nécessaires aux équipes pour qu’elles travaillent correctement. Souvent on découvre aussi ici qu’il suffit d’arrondir les angles, de limer un peu les bords … de soi-même : d’améliorer son discours, et la qualité des informations transmises. Parfois ça passe par un reporting bug précis, parfois par une documentation complète qui fait le tour de tout ce qu’il y a à savoir, parfois, c’est aussi une réponse positive, claire, réactive, à une demande : si une personne vous dit qu’il lui manque quelque chose pour travailler, ça ne veut pas dire qu’elle ne le fera pas, mais cela veut dire qu’elle le ferait mieux, avec plus de confort, de sécurité, et d’assurance de la précisions et de l’adéquation de sa réponse à votre demande. C’est un peu de la cuisine, ou de la danse classique, il faut parfois ajuster beaucoup de détails pour obtenir un résultat plus que simplement regardable ou comestible, mais pour ce dire que « c’est très bon » voire « appétissant ».

D’ailleurs, parfois, agrémenter un « tout est ok » par un « ok, c’est bon, ça fonctionne, et c’est conforme à ce qu’on t’a transmis/demandé » même si la qualité ne vous semble pas totalement au rendez-vous, permet de vous remettre en question en vous demandant ce que vous auriez pu, vous-même, mieux transmettre, mieux exprimer, mieux formuler. Au fond c’est même plutôt sain de résonner ainsi, ça veut dire que vous aussi, votre métier, vous l’apprenez, de mieux en mieux, et vos ressources n’en seront que plus heureuses de vous savoir progresser, comme elles, à l’unissons.

Comments 1

  1. L’art du management c’est d’expliquer à la ressources que en dessous de 130% sont poste est en jeux.
    Lui montrer que tout le monde travaille au moins à 130% dans la boite et que c’est ce qui donne la joie de vivre à l’équipe.
    Lui expliquer qu’il gagne le respect du client après 56H d’intervention continue avec le sourire. (même si la loi me l’interdit.. enfin..)
    Et bien sur le félicite souvent :)

    Si jamais le programme ne convient pas à la ressources c’est qu’elle n’était pas adapté.

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