De L’œuf ou de la poule…

Lorsqu’une idée de projet parvient dans la tête d’un corps de métier, les 2 premières questions sont toujours « Que voulons-nous ? » et « Combien ça va couter ? » (oui, parfois il arrive qu’un trouble fête demande « Pourquoi le faire ? », certains ont aussi le sens de la nécessité, mais pour la plupart, nos dirigeants d’entreprise restent des financiers, qui considèrent que caprices = besoins, on est pas loin de l’inutile donc indispensable, mais pourquoi pas, nous ne sommes pas là pour en juger.

Pour répondre à la deuxième question (combien ça va coûter ?) 2 solutions sortent directement du chapeau :

–          La première consiste à mettre en branle la pyramide hiérarchique des spécialistes consultants, qu’on alloue, momentanément, plus ou moins sur leur temps de veille informatique (quand elle existe dans les lignes budgétaires), ou de suivi des évolutions projets, pour connaitre un chiffrage, un budget à grosse louche, pour pouvoir présenter quelque chose dans les comités de haute administration.

–          La deuxième consiste dans la pratique de la technique, hautement critiquable pourtant réputée fiable, du « doigt mouillé », ou de « la lecture de boule de cristal » ou de « la consultation de la pity », celle-ci sort souvent des chiffrages suivi d’un K et du symbole Euros.

La première n’est pas tellement moins approximative que la seconde.

Bon je continue à croire au font de moi, au quasi dogmatique :

Les estimations doivent être basées sur l’expérience, la connaissance des compétences des équipes et du matériels, et la disponibilité des ressources, pas uniquement sur les budgets.

Donc : qu’on soit bien clairs. De l’œuf est de la poule, on se pose toujours la question, qui vient avant quoi ? Bon, mais du coût d’un projet qui n’est technologiquement pas détaillé, sans analyse, sans étude, sans preuve du concept ça reste de la haute voltige de prétendre que le budget arrivent avant la réalisation des fonctionnalités, non ?

On ne fait pas rentrer dans un petit budget un gros projet prêt à l’emploi ; tout comme on ne fait pas rentrer dans un œuf une poule finie avec ses plumes définitives,  prête à faire côt-côt, qui sait répondre au coq et qui pond déjà des œufs (ou bien la poule est très très génétiquement modifiée, mais ça aussi, ça a un coût !)

Cela dit, on ne réalise pas de projet sans budget initial, on ne fait pas de poule sans œuf.

Budget et réalisation sont interdépendants. Lorsque votre client l’oublie, rappelez-lui poliment, et avec toute la gentillesse dont vous êtes capable que le père noël n’existe pas, un projet basé sur la chance de ne rencontrer aucun risque et uniquement des personnes compétentes à bas coût, ce n’est même pas la devise de coca cola !

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