Dernièreminute.conne ?

On a beau le dire et le répéter -à moins que ça soit pour réserver ses vacances (et encore), ou pour bachoter ses examens de lycée- faire quelque chose à la dernière minute est souvent un jeu de stress à la djenga : on dépile les tâches qui restent à faire, mais de manière chaotique et avec le risque que tout s’écroule brusquement parce qu’on a dépilé la mauvaise tâche avant les autres…
On a pourtant chacun sa méthode pour gêrer le lastminute qu’il soit subit, ou consentit. Parfois avec plus ou moins d’ironie.

alice

 

1. La méthode barbapapa.

Restes comme tu es mec, keep cool, tout va bien, les autres sont là pour absorber, rattraper tes retards, et après tout, ils pourront bien absorber ta carrière aussi.
=> Tu peux donc tout aussi bien passer tes semaines à ne rien faire, effectivement, le contrat social n’existe pas, tu es toujours salarié… pour le moment.

2. La technique dite du ninja.

Idéalement tu t’es fait un plan de compèt’ avec tout bien planifié et organisé avec des timing de 5 à 10 min pour chaque tâche (comme un enchaînement de sport) et idéalement tu te chronomètres : là y’a quand même eue de la préparation, et un peu de planification, donc c’est pas le full free style de la last-dernière-ultime-minute-de-la-mort-qui-tue-deux-fois, et ça donne un peu de résultat.
Exception faites pour cette méthode : pas de recherche, pas d’étude, tu es tout puissant, tu n’as besoin ni d’internet, ni de lire des livres, ni de confronter des expériences, tu sais tout faire déjà…

3. La méthode que j’appelle « petit effort, gros gain »

On parle souvent d’ITIL et on oubli souvent combien ITIL en fait c’y tri tri simple y itil (oui, je vais aller me pendre après cette blague pourri)
Le principe même d’ITIL consiste d’abord -et avant tout- à faire un rétablissement rapide du service – ou un maintien de celui-ci avec les plus courts arrêts de service possibles- (même si ça tient avec 2 pinces et 3 bouts de ficelles hein… tant que ça dure pas, on s’en balance) Quoi qu’on dise, parfois, lorsqu’on fait du travail il faut renoncer à faire un chef d’œuvre et taper dans le quick and dirty. Et parfois le résultat du quick and dirty est étonnant (la dette technique donne juste pas envie de jouer au jeu de « qui a la plus grosse »…)

4. La méthode du « J’anticipe et je m’entraîne »

Alors effectivement, tous le monde sait que vous avez atterrit sur cet article en cherchant votre solution parce que vous êtes charrette et que la petite leçon du « fallait anticiper » va pas vous faire du bien, mais quelque part, le last minute work, c’est comme une compétition de sport. On s’entraîne, on s’entraîne, on s’entraîne et puis on sait parfaitement effectuer un enchaînement efficace.
=> Donc avant de faire du lastminute, commence par savoir faire du last24h.(et à apprendre l’endurance pour le cardio-training, parce que le stress du last minute a aussi des effets sur le coeur, et que si on est pas entraîné… ça peut avoir des conséquences sur la santé)

5. La méthode du « je le dis à mon chef »

Bon alors y’a pas à dire mais un chef c’est pratique. Quand t’es à la bourre, théoriquement c’est son taff d’absorber avec toi, du coup, si t’es en retard, et que tu maîtrises pas le last minute, tu fait amende honorable et tu vas voir ton chef pour lui dire que tu galères et que t’as besoin de sa vénérable sagesse.
=>Par contre cette carte joker ne va pas marcher longtemps, soyez malin et apprenez à être autonome.

6. La méthode du je procrastine et je vous em…

Certaines personnes sont tout le temps en train de remettre à demain les occasions de faire leur travail. D’abord parce qu’avec un peu de chance quelqu’un d’autre le fera à leur place Mais ensuite parce qu’ils sont animé du syndrome du « me reste 2 min ? Hoooo chu lAAAArge ».

=>Ben là écoutez j’ai pas de solution mais je serais friande de lire vos anecdotes de « j’avais 2min et j’ai quand même réussi ». (je pense que la barre des commentaires va être déserte.)

7. La « méthode Bill Gates »

Il est de notoriété publique que Bill Gates était un gros fan du last minute, parce que ça l’obligeait à travailler efficacement sur un court laps de temps. Ca n’a pas empêché windows d’utiliser ses premiers utilisateurs comme des Beta testeurs (ce qui est bon… discutable) mais ça ne l’a pas non plus empêché de se faire des millions (des milliards ????)
=> Est-ce qu’on peut dire que tu peux en tirer une leçon… euh…

Bill-gates-quotes-hd

Unless you’re made of Bill G. or Steve J.’s
Don’t try find yourself you’re jeez.

(oui alors les quelques fans qui écoutent du rap comprendront.)

Pour un peu de productivité.

Pour améliorer la productivité collective (et la mienne, entre autre) j’applique quelques règles de bases qui me semblent honorables, je me permet donc de les partager avec vous :

  • Ne pas serrer la main ou faire la bise à ceux qui sont déjà en train de travailler, faire un salut de la main suffit, pour être le moins intrusif possible, il sera toujours temps d’avoir une conversation à la pause, au déjeuner, ou lorsque la personne dans l’open space fera part de son envie de discuter.
  • Lorsqu’on envoie une demande, préciser l’urgence de la demande (urgent + date / ASAP / pas urgent + date éventuelle) ça permet à la personne à qui on fait la demande de s’organiser de manière optimale et de gérer ses priorités sans devoir considérer tout en URGENT. (1)
  • Doubler les appels téléphoniques d’un mail, bien que cela paresse contre-productif au premier abord, c’est constructif quand on doit reprendre le sujet plus tard : ça faire perdre moins de temps en effort de mémoire et ça assure moins d’erreurs.
  • Commencer sa journée sur une todo list, la finir sur une todo list, même si elle doit se composer à base de ce qui reste à faire dans votre pipe, ou si elle doit se remplir de nouveauté et d' »urgences », elle permet d’avoir une bonne vision de l’organisation nécessaire de la journée, et elle apporte une visibilité sur ce qui théoriquement vous attend demain, ce qui permet de mieux anticiper son temps et de moins perdre de temps à chercher ce qu’on a à faire.
  • S’excuser lorsqu’on interrompt quelqu’un qui est concentré sur un sujet en particulier (2) , et patienter quelque seconde lorsqu’il/elle précise qu’il/elle a besoin de quelques minutes pour finir une tâche. Cela permet de respecter le flux de l’autre, et donc de ne pas paraître comme un encombrement, ainsi lorsqu’on demandera une nouvelle chose on sera perçu comme celui qui patiente un peu (et non comme celui qui se fiche bien de savoir qu’il vous interrompt)
  • L’open space n’est pas une salle à café, des gens y travaillent, s’y concentrent autant que faire se peut, ils n’ont pas besoin de vos discussions personnelles ; Mis à part si le sujet les concerne, assez pour qu’ils y prennent part, évitez de faire de l’open space votre salle de pause.

(1) Sinon pour un peu plus d’organisation je vous recommande de visionner la matrice d’Eisenhower :

(bon le Delegate est discutable, parce bon on peut pas passer son temps à refourguer du travail qu’on veut pas faire, et qui est pas important aux autres… à moins qu’ils soient vraiment beaucoup moins payé que vous, dans ce cas c’est effectivement plus rentable, mais hey, vous êtes riches ? Pas moi.)

(2) Vous pouvez aussi aller lire ce petit article sur le fait de patienter Versus le fait d’interrompre ICI

If talking at all is an implied claim that what you’re saying is the most important thing that can be said, then polite people keep it short.

Et vous qu’elles sont les petites règles que vous vous appliquez à vous même pour augmenter la productivité de votre société ???

what managing means

Leadership is a choice. It is not a rank. I know many people at the seniormost levels of organizations who are absolutely not leaders. They are authorities, and we do what they say because they have authority over us, but we would not follow them. And I know many people who are at the bottoms of organizations who have no authority and they are absolutely leaders, and this is because they have chosen to look after the person to the left of them, and they have chosen to look after the person to the right of them. This is what a leader is

Les bisounours.

La source ici : De ce magnifique site qu’est ted lessons On y apprend entre autre pourquoi les Hommes réagissent à certains stimuli par certains comportements et comment les comportements peuvent changer parfois avec des stimuli différents… en gros si t’as pas encore compris pavlov, on te l’explique en moins de 2 minutes. Il s’agit d’un petit précis de psychologie, mais qui s’applique au monde du travail comme à la vie de famille. English speaking par contre 😉

Et si on est mignon tout plein, on pensera à lire aussi ceci : Article passionnant s’il en est qui débute sur une note aussi caustique qu’aiguisée :

« On ne vit pas dans le monde des Bisounours! » Depuis quelques années, c’est la phrase préférée des cons.
Guy Carlier

Extrait :

On ne vit pas dans le monde des Bisounours… Ce serait donc un choix ? Ce n’est pas une terrible fatalité, ce n’est pas une vérité, ce n’est pas une loi universelle. Ce serait donc un choix. Et qui plus est, un choix INDIVIDUEL ! Rien n’oblige personne à être un sale con avec les autres. Rien ne pousse personne à marcher sur les têtes pour réussir… sinon soi-même. Et rien n’oblige personne à se complaire dans un cynisme à la mode et laisser faire en se terrant derrière la phrase « On ne vit pas dans le monde des Bisounours » pour justifier sa capitulation. Or ce choix implique de vivre résignés dans un monde bien fade et triste. … La suite c’est ici

i_can_always_make_you_smile Et soudain j’ai éclairée votre journée ! poof PS : Si vous ne l’aviez pas encore compris, j’ai la joie d’avoir rejoint une société de bisounours qui ont eu le talent de monter la société dans laquelle ils auraient rêvé de travailler, et qu’ils sont parvenu à un monde merveilleux, dégoulinant de talents, de bonne humeur, de compétences et formations passionnantes.

Je ne suis pas la seule à raconter ma vie dans les IT…

Si l’envie vous prend, comme moi, de raconter votre vie dans les IT, voire de la relativiser, je vous recommande la lecture de ces précieux articles qui ne s’applique à tous les profils dans les IT.

Mon Maçon était illustrateur

Copyright Mon maçon était illustrateur

Les phrases à ne pas dire devant un graphiste

Quelques extraits pour vous mettre l’eau à la bouche… (ou les larmes aux yeux… au choix)

Ça ne vous prendra que 2 minutes

« C’est un projet rapide » est une phrase qu’un graphiste rencontre souvent, et ça à le don de l’agacer. Même si c’est peut-tre le cas, laissez-lui en juger par lui-même.
En plus de cela il arrive régulièrement qu’une demande, â priori simple, soit en réalité bien plus complexe….

Si vous travaillez bien, je parlerai de vous autour de moi.

Si effectivement votre réseau est assez étendu pour de façon quasi certaine pouvoir proposer d’autres projets par la suite c’est un bon point, sinon
évitez ce genre de promesses.
L’Ego d’un créatif n’est pas aussi grand que ça pour lui permette de se nourrir de reconnaissance et d’eau fraîche.

Toutefois, préférez attendre la fin du projet pour faire cette offre. Cette phrase sera mieux perçue si elle est utilisée comme un remerciement et non comme un appel à baisser les prix, pour les prochaines fois.

Je valide ! (et le mail d’après) j’aurai encore quelque modifications…

La validation pour un concepteur c’est le Saint Graal, ne l’utilisez pas à tout va.
Dire « je valide » c’est signifier que vous ne reviendrez plus dessus.

La vie (de merde) des pros

Web Agency Fail

client — Vous corrigez les bugs ? Pourquoi n’avez vous pas directement codé le site sans bug ?

Client — Il me faudrait les PSD terminés, je ne peux pas deviser en me basant sur des brouillons.
Chef de projet — Ce ne sont pas des brouillons…

La (très dure) vie dans les SSII

En recherche d’un nouveau poste, je suis invitée à un entretien dans une SSII. Je présente mon parcours, le commercial présente la boite. Je cherche à en savoir plus sur une mission évoquée au téléphone. Il me répond « ah, c’est une annonce fictive, on a rien à se mettre sous la dent, alors on fait du sourcing pour tuer le temps »

Bref, graphiste, développeur, (…) même combat…
N’hésitez pas à participer pour partager vos expériences malheureuses, vos liens intéressants, sur le sujet.

Par contre, si Les réseaux sociaux, quels que soit leur forme, vous permettent de poster un avis sur votre société, votre vécu, votre expérience, n’oubliez pas que tout ce que vous y écrivez est donc enregistré, et peut, éventuellement être retenu contre vous d’une manière ou d’une autre.
Restez donc factuel, courtois, et bon enfant dans l’humour, parce que oui, même si 3 recruteurs sur 4 consultent votre profils sur internet, tous ne sont pas dénués d’humour, bien au contraire.

Don qui chiotte

La seule véritable ambition de ce blog est de donner un peu plus de valeur ajoutée au métier de chef de projet qui pendant de nombreuses années s’est retrouvé relégué

  • soit au rôle ingrat et peu gratifiant de passe plat,
  • soit dans celui de « chef » et larbin en même temps.

Bon je l’ai dit et rabâché mais comme dirait mon ami de WeAreMedia « répétition est mère de l’éducation » : un chef de projet c’est un pilote de 3 aspects primordiaux d’un projet : périmètre, budget, planning (bon et un peu qualité aussi); accessoirement et à ses heures (dont aucune n’est perdue) il est aussi un peu manager de ressources, mais de ce management dont on discerne mal les contours et qui n’a aucun pouvoir de sanction.
Bref il n’a de « Chef » souvent que le titre, et il pourrait passer sur M6 pour faire des fanes de carottes vapeurs, ça changerait pas grand chose.

Je ne traiterai pas aujourd’hui de la problématique du chef de projets qui a 25 bras comme Krishna et qui se retrouve à devoir contrôler périmètre, budget, planning, réunions fonctionnelles, pilotage d’offshore, relation commerciale avec le client, et à mettre les mains dans le code parce que tu comprends, à 50% de ton temps, tu es aussi développeur, et puis ça serait bête de gâcher tes belles compétences, après tout, on t’a pris parce que tu acceptais de faire les deux et vaille que vaille parce que de toute manière on n’a que toi, ou un groupe éventuel de personnes très motivées mais dont le décalage horaire est un poil violent, et pas vraiment à cheval sur ta journée de travail, mais si l’envie de bosser soir et week-end en plus t’intéresse, ben, y’a moyen.

Piranha et banette jauneNon je ne parlerai pas de celui-là, je m’inclinerai juste à lui tirer mon chapeau, parce que quand même, autant de sacrifices, on n’avait pas vu ça depuis mère Thérésa, mais je vais vous parler de ces Chefs de projets (mais aussi Directeurs de projets, Commerciaux, Assistants et autres Collaborateurs du même acabits) qui ont cette salle manie de transmettre d’un service à un autre, d’un client à un presta, d’un client à une ressource, (etc, etc, et points de suspensions …) des informations, des documents, ou des missions, sans y avoir apporté la moindre valeur ajoutée (si ce n’est que d’avoir rempli le minimum obligatoire et imposé du process : autant dire le minimum syndical + les pauses : Posez l’enveloppe dans la bannette jaune, merci.)

Je persiste à croire que tout comportement ayant pour but de n’apporter aucune valeur quand on demande à quelqu’un d’autre de faire notre taf mérite qu’on se fasse traire aimablement par une colonie de Piranhas qui auraient pas mangé depuis le James bond de 1967.

Ce chef de projet, ne vous trompez pas, s’appelle un passe-plat.

Et donc on fait comment quand on a un passe-plat dans les pâtes ? (oui, c’est un mauvais jeu de mot, je vous l’accorde, mais ça vaut mieux que ce qu’on trouve dans le pâté, non ?)

  • Le cas passe-plat collègue de travail.

Et ben on l’éduque !
D’abord on lui dit ce qui manque, explicitement.
S’il ne vas pas chercher l’info, on lui demande expressément de s’en charger et on lui pointe où la trouver, et si enfin il n’a rien trouvé par paresse, moment d’égarement, problème d’organisation, on lui dit enfin « ça, ça devrait être ton taf : je le fais mais une fois, pas deux »
Et surtout on ne le refait pas ! (et on ECRIT tout ce qu’on demande, voire on relance régulièrement)
Et si malgré tout cela, le passe-plat persiste à penser qu’il est serveur dans un restaurant parisien, on lui rappelle subtilement ce qui manque à son curriculum vitae : « Non mais Allo ? Allo ? t’es employé et t’as pas de compétences ? Alloooo ? C’est comme si t’étais un employé qu’on payait à rien faire, non mais alloooo y’a quelqu’un qui répond ? »

  • Le passe-plat qui bosse pour ton client…

… et qui souvent est ton seul intermédiaire avec celui-ci… On appelle ça un A-AMOA : un Assisté Assistant à Maîtrise d’OuvrAge.
Celui là on l’aime particulièrement pas, parce que c’est le choix du client, un mauvais choix, mais difficile de lui faire remarquer.
On a pour seule option que de tracer ses erreurs et de les remonter au client, et d’espérer que le client finira par faire le tri ; mais il faut être patient avec ce passe-plat-là.
En général, impossible de le faire progresser, ce passe-plat est vraiment le plus mauvais, même en prenant des décisions à sa place, il (ou elle) ne comprendra pas, et en profitera pour vous faire passer pour le méchant larbin qui n’obéit pas assez.

Passe-plat2

 

  • Le passe plat qui est ton client

Bon, là, pas de bol : courage, fuyez !
Ou plutôt obéissez, et rongez votre frein en attendant. C’est le client. Dites vous que déjà il est sympa de passer des plats, il pourrait ne pas les passer du tout, et vous demander de les passer à sa place. D’ailleurs, parfois, il le fait. Profitez-en pour vous faire embaucher, à sa place où à ces cotés, ça doit être bien sympa un boulot où on ne passe que les plats sans trop réfléchir pourquoi on le fait.

Conclusion :

Vous devez donc vous demander pourquoi donc ce titre là ?
Parce que Moralité : Il ne sert à rien de lutter contre les passe-plats comme Don Quichotte De La Manche lutte contre les brasseurs de vents, ils sont là, ils existent, il font chier (n’ayons pas peur des mots), il faut apprendre à faire avec. Et puis, c’est aussi un bon moment pour se convertir à Douglas Adams et oublier la brave chevalerie pour aller un peu farmer, et repasser le plat à votre passe plat préféré en lui demandant de requalifier.

 

Un grand merci à Omaha pour les illustrations de cet article.

La qualité un service nécessaire.

La qualité consiste simplement à fournir aux gens le produit ou le service qu’ils souhaitent vraiment ou dont ils ont vraiment besoin.

Kenneth Blanchard

La qualité consiste simplement…

La qualité Alors qu’entend-t-on par « simplement » ? à vrai dire ça n’a rien de simple.

– Entre ce que le client veut et ce dont le client a vraiment besoin, il y a parfois un gouffre ; et juste parce que le client ne s’en rend pas compte.
Du coup, le client peut parfois se battre bec et ongles pour une fonctionnalité qu’il n’utilisera que 2 fois par année, et renoncera facilement à une fonctionnalité dont il aurait eu réellement besoin au quotidien et qui aurait pu augmenter de manière significative sa productivité.

Dans ce cas là, la notion de « volonté du client » est un sujet délicat : faut-il l’aider à gagner de l’argent (voire à ne pas en perdre) ou respecter son choix (probablement induit) parce que le client est roi ?
Commençons donc déjà sur la qualité du conseil.
Que faire : Conseiller c’est déjà convaincre, et convaincre, ne veut pas dire imposer ses idées, mais démontrer pragmatiquement et factuellement des éléments.
Si le client insiste contre votre recommandation, il sera toujours temps pour lui, s’il se trompe (et c’est une éventualité qu’il faut aussi prendre en compte) de revenir vers votre idée, voire, encore mieux de prétendre qu’elle provient finalement, et après de longs mois, entièrement de lui (d’ailleurs malgré toute la frustration que cela peut engendrer de se faire voler une idée, il reste la satisfaction de savoir que c’est pour une fois vous qui avez imprégné le client)

… à fournir aux gens le produit ou le service… »

…ou les deux. Le client n’attend jamais qu’un produit, ou qu’un service, il attend les deux. Il attend le produit et le mode d’emploi et il faut savoir lui fournir le package.
Entre un produit de haute technologie, non documenté, non explicité, non vulgarisé, et pourtant assigné à réaliser des tâches simples et efficaces et… un outil un peu moins complexe, voire moins stable, mais documenté et explicité, où le client a un droit de regard, il y a un gap : le premier passe pour une vaste pompe à euros, alors que le second parait soudainement plus adapté, plus « satisfaisant ».
La qualité c’est le produit ET le service associé. C’est donc la réalisation COMME la recommandation.

… qu’ils souhaitent vraiment ou dont ils ont vraiment besoin. »

Là aussi je suis tentée de dire que ça doit aussi être les deux.

L’idéal dans la qualité c’est de joindre l’utile à l’espérance, de servir le client non seulement dans ce qui va lui faire créer de la valeur, mais aussi dans ce qui va lui faire plaisir et le rendre fier de prendre part à la mise en oeuvre. La qualité c’est aussi anticiper les besoins du client, pas seulement ceux qu’il a exprimé. Et c’est peut-être là toute la subtilité : la qualité c’est aussi offrir du rêve : La garantie de la satisfaction.
Car personne n’espère aller passer des vacances dans une île de rêve avec un hôtel miteux.
Personne ne souhaite mettre ne oeuvre une CMDB sans savoir en quoi cela fera de sa société une société en avance de phase et révolutionnaire.
Personne ne veux d’un outil qui réponde bêtement à son besoin sans accompagnement au changement.

boobagump

Bon et donc : concrêtement la qualité c’est donc quoi et comment la mesure-t-on ?
Après avoir procédé à une phase d’audit, j’ai pu isoler des critères de qualité évidents, et d’autre bien moins évidents.

1_approche
Les adj. qualitificatifs de la bonne facture

  • La qualité C’est la pérennité, la robustesse, le conseil …

S’inscrire dans la durée est déjà une qualité qu’on attend au niveau génétique ; on détecte de bons partenaires par leur patrimoine génétique et l’expression de la qualité de celui-ci : on les identifie rapidement comme bons reproducteurs/trices. Il en va de même de tout ce qu’on livre et ce qu’on consomme ; L’absence de fragilité et de découverte de défaut pendant un long laps de temps permet déjà de se dire que c’est pas de la camelotte.
INDICATEUR : On l’introduit donc avec la notion de garantie et on la mesure par la « durée de vie ».

  • La qualité … c’est aussi la performance, l’efficience, l’efficacité.

L’optimisation du temps étant l’obsession de notre temps, la qualité devrait passer de fait toujours par la rapidité d’execution, ou a minima par l’optimisation du temps de réalisation et d’utilisation.
INDICATEUR : On la mesure par exemple avec la surveillance des temps de réponse, les tests de montée en charge, la mesure d’efficacité de l’ergonomie, ou « simplement » avec la mesure de l’audience et des parcours de transformation. Pour des indicateurs plus internes, plus orientés fonctionnement inter-service on peut utiliser le principe d’abaques (qu’il faut fixer initialement, basée… sur l’expérience) et vérifier qu’on respecte ceux-ci.

2_approche
I can get my Satisfacìon !

  • La qualité c’est la réponse à une demande.

Au delà de la notion de besoin, et d’envie, la qualité c’est déjà une approche de la demande.
INDICATEUR : Elle se mesure avec des repères fonctionnels (et concrètement) avec spécification / back log, et des éléments de test type cahier de recette et stratégie et… bon avec un plan qualité qui fixe les condition de périmètre budget et planning associés à une réalisation. Elle se mesure aussi beaucoup avec le taux de frustration du client, un projet où un chef de projets passe son temps à dire « non » est toujours désagréable pour les deux parties.

  • La qualité c’est l’adaptation au public.

Ce qui est intéressant dans cette approche c’est qu’elle n’est pas évidente pour tous le monde, alors qu’elle est finalement plus universelle que les autres. On peut parfaitement faire de la qualité sans s’inscrire dans la durée, en s’approchant d’une demande, sans passer par un process et pourtant en s’adaptant parfaitement au public : Pour exemple c’est ainsi qu’on mesure la qualité d’un pain au chocolat : au fait qu’il répond au goût indiviuel de qui le consomme.
INDICATEUR : Le taux de « c’était trop c’que voulais ? » ou le pourcentage de « c’est du sur mesure » ? voire la mesure de l’universalité de ce qui est servi (comme l’hygiène ou la pureté par exemple) semble un bon indicateur, un client qui sent chaussure à son pied, ou un internaute qui remonte une satisfaction parce qu’il se projette et s’y retrouve c’est plutôt un bon signe pour faire du biz.

  • La qualité c’est le beau.

Des plus suprenantes réponses que j’ai pu obtenir et synthétiser ici, le beau n’a JAMAIS, au grand JAMAIS été cité comme un critère de qualité. Et pourtant, l’appréciation du beau est SYSTEMATIQUEMENT mesurée dans toutes approche de service et de produit : une simple faute de goût, de choix artisitique, d’ergonomie, peut faire basculer l’utilisateur du coté obscur de la force.
INDICATEUR : J’ai envie de proposer la mesure de tendance, mais je me demande si c’est bien pertinent. On retrouve pourtant de nombreux « guides de tendances » pour le web design est l’ergonomie comme dans la mode, mais cela resulte d’une analyse comportemental des utilisateurs qui relève d’abord de la psychologie cognitive, je vous laisse la liberté de proposer vos indicateurs, voire de me transmettre ceux qui existent déjà et qui ne seraient pas aux registres de mes connaissances.

3_approche
El certificacìon !

  • – La qualité c’est le respect d’une norme.

Qui se conçoit bien, s’énonce clairement, la qualité c’est déjà le respect du process, la check list, la suite de mesures de contrôles successives et ordonnées qui assurent une certaine universalité dans le respect « du geste de travail » tout ça dans les « bonnes pratiques ». La qualité c’est la concordance avec une norme à un instant donné.
INDICATEUR : Niveau de respect des normes ITIL ? Adéquation avec le process de gestion de projet CMMI ? C’est le respect de la norme 9001 ? on parle ici de mesure de convergence vers la « norme ».

Raphaël Lemaire Chef de projet et Scrum Master indépendant précise : « La recherche de la qualité est un bon point, mais dangereuse si poussée trop loin. En effet, pour assurer une qualité constante, il est fréquent de mettre en place des procédures. Le problème est que ces procédures sont elles même des produits qui doivent donc être d’une qualité encore plus grande. Si la procédure est de mauvaise qualité, le produit sera forcément de mauvaise qualité. » Finalement les process de qualité doivent eux-même être évalué avec des process de qualité, c’est un peu le serpent qui se mord la queue.

4_approche
La démarche

  • – La qualité ce sont les moyens.

La qualité est en fait finalement un ensemble de critères réunis, et la méthodologie qu’on applique pour remplir de manière plus ou moins psychorigide ces critères.
« Le contrôle de gestion a un rôle d’auto-régulation, il doit contrôler, mais sans excès, sinon lui-même devient un centre de coûts et devient contraire à son propre objectif » précise Yannick L. Ancien directeur administrateur et financier.
L’approche méthodologique et le dosage du contrôle doivent servir toujours le but de respecter périmètre, budget et planning.
INDICATEUR : La bonne méthode c’est aujourd’hui ce qu’il y a de plus flou et de plus intuitif à la fois, rien ne vaut un bon conseil qu’on peut éprouver par la pratique et l’exercice de la démonstration.

« Le client il veut savoir (!) combien va lui coûter le projet en coût de prestation mais il s’intéresse aussi à l’interne » Philippe. P. Consultant fonctionnel. l’approche à moindre coût c’est aussi une projection en équivalent temps plein pour le client (qui qui chez lui que ça va lui coûter des salaires), c’est donc la mesure de tout ce qui est investie, et c’est avant tout le choix de cette démarche : c’est l’estimation de la qualité nécessaire (en quantité) par l’étude des mesures (des indicateurs) et moyens (des £$€…) à mettre en oeuvre pour cela par le client.

La conclusìon !

Ce qui est sûr c’est que la qualité fait débat, elle se place à la fois dans l’intérêt du client et dans celui du prestataire, la qualité c’est tout de même souvent de la bonne volonté après l’expérience pure, mais c’est surtout, la satisfaction des deux parties : Celle du travail bien fait que ce soit pour celui qui l’accomplis ou pour celui qui l’utilise et ça, ça rox du poney ! #DancePonyDance

Réagissez : Et pour vous c’est quoi la qualité ?

Le principe de peter

[…]La seconde extension est appelée Loi de Dilbert (du nom d’un personnage de bande-dessinée) ; elle relève plus de l’empirisme que d’une déduction sociologique réelle. Elle suppose que les employés les moins compétents seront toujours affectés aux postes où on est sûr qu’ils produiront le moins de dégâts, c’est-à-dire l’encadrement.

Peter remarque que la compétence, chez les employés d’une organisation, se répartit selon une loi normale :

10 % sont super-incompétents ;
20 % sont incompétents ;
40 % sont modérément compétents ;
20 % sont compétents ;
et 10 % super-compétents.

Peter observe que les 80 % au centre de la courbe restent au sein de la hiérarchie, mais pas les 20 % aux extrêmes, c’est la « défoliation hiérarchique ». Si le renvoi des 10 % super-incompétents semble évident, celui des 10 % super-compétents n’en est pas moins logique.

La super-compétence est plus redoutable que l’incompétence, en cela qu’un super-compétent outrepasse ses fonctions et bouleverse ainsi la hiérarchie. Elle déroge au premier commandement : « La hiérarchie doit se maintenir ». Pour qu’un super-compétent soit renvoyé, deux séries d’évènements doivent se produire :

la hiérarchie le harcèle au point de l’empêcher de produire ;
il n’obéit pas aux principes de « respect de la hiérarchie ».

Si l’une des deux séries manque, il n’est pas renvoyé.

Pour les personnes constatant leur propre incompétence, Peter recommande diverses diversions, par exemple la « spécialisation dans le détail » (un directeur d’école ne s’intéressant qu’à établir des sens de circulation dans les couloirs), ou « l’aberration totale », cette dernière consistant à cesser tout à fait de tenter d’accomplir son travail. Ces méthodes ne sont pas considérées comme mauvaises pour l’entreprise ou l’organisation, étant donné que dans toute organisation le travail est accompli par les personnes compétentes, les incompétents ne pouvant que les gêner.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_Peter

Le management de projet….

« Le management de projet c’est :
– Suivi de budget
– Reporting,
– Communication.
– Suivi de planning
– Connaissance fonctionnelle.
– Suivi d’historique.
Si il te manque un seul outil ou une seule info permettant de faire les suivis ci-dessus, tu ne peux pas faire de gestion de projet.
Et si tu as des outils qui ne sont pas appropriés pour, et des gens que tu dois harceler pour avoir des infos, tu peux faire de la gestion de projet, mais de merde. »


Merci à N.S. (Cotech Senior) pour cette Clairevoyance.