Manager or not Manager that is the question.

http://reinformation.tv/creative-control-science-fiction-film-experimental-cinema-jovien-62380-2/

Dernièrement, on a vu passer la nouvelle : Après plusieurs années d’Holacratie, Zappos, cette vaillante entreprise qui vend des pompes, abandonne le concept si prometteur d’une organisation basée sur la collaboration…

Les raisons ?
L’holacratie qui apporte en théorie plus de souplesse, est toujours aussi conditionnée par le système, et noie les bénéfices d’une organisation sans chéfaillon, sous les montagnes de réunions, les prises de décisions difficiles et la rigidité du protocole d’expression desemployés.

Dommage… Quand on prend des décisions un peu plus lentement, on évite celles qui, prises sur un coup de tête, ou une intuition (ce qui n’est pas forcement pire), peuvent mener dans le mur.
Mais il est évident que si trop de personnes tiennent le volant en même temps, on avance moins vite.
L’audace étant la garantie de la compétitivité, sommes nous réellement coincé ? N’est-il pas possible d’en tirer un enseignement ? Ne s’agit-il pas peut-être de relativiser un peu ?

Et si la solution était justement la nuance, ou plutôt, une véritable exploration de l’arbre des possibles par l’expérimentation ?

« Inspiration SF »

Pour cela, il convient de faire comme les bons auteurs de Science Fiction : oser imaginer de casser des codes fondamentaux pour créer une UTOPIE.
On peut faire comme Asimov, et imaginer un monde où les Robots et les IAs sont de véritables parties prenantes dans la société, ou comme Silverberg, revoir le concept de famille en imaginant celle-ci de manière très étendue, ou encore comme Banks, revoir le concept de genre en imaginant que cette notion est obsolète…
Appliqué au monde de l’entreprise, il s’agirait donc, peut-être de bouleverser des concepts tels que :

  • – Le temps de travail
  • – La position dans le temps des travailleurs.
  • – L’adaptation des postes aux circonstances et aux résultats des expérimentations
  • – La position des travailleurs

Parce que ce qui compte, finalement, c’est le service, non ?

« ET SI…. »

Pour remettre en questions des notions qu’on pense immuables, il faut déjà accepter de se poser les bonnes questions initiales.
Cela commence par envisager des possibles étonnants ou de partir de postulats qui sont définies comme des règles :

  • – Et si la réunionite aigüe était une obligation nécessaire, pourquoi ne pas la transformer en afterworks en fournissant les curlys ? ou favoriser les réunions virtuelles, ou les cellules de décisions intermédiaires ?
  • – Et si en fait, les managers n’étaient pas manager toute leur carrière dans l’entreprise ?
  • – Et si être à un poste était toujours une forme de CDD, renouvelable ou non ?
  • – Et si être manager était comme être capitaine d’équipe dans un tournois de football ou le coach change à chaque fois ?
  • – Et si être manager était un rôle émergeant par tirage au sort ?
  • – Et si le principe d’être manager n’était finalement qu’un rôle de leader, pouvant être occupé temporairement, et en fonction des situations et des évènements plutôt que d’être comme des tables de la loi d’entreprise : gravés dans la pierre ?
  • – Et si l’expérimentation manageriale et organisationnelle était en fait obligatoire, voire, enouragée par le gouvernement ?
  • – Etc… Etc…

Ce genre de questions ne me semblent pas si idiotes que cela. Après tout, c’est en repensant un système, en se projetant dans une situation idéale, qu’on fait les meilleurs choix. Et c’est en transgressant le sacro-saint « on ne peut pas faire comme ça » qu’on devient Elon Musk.

Les 10 avis les plus nuls qu’on puisse vous donner dans votre carrière professionnelle.

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C’est bien connu, les conseilleurs ne sont pas bon payeurs. Mais on ne réalise pas toujours pourquoi. Voici un petit florilège des conseils faciles que j’ai (et quelques un.e.s de mes collaborateurs.trices ont) rencontrés. Je précise en préambule que l’intégralité des phrases présentées ici sont authentiques.

1. Arrête d’écrire des mails, privilégie l’humain.

L’opposé de parler à l’écrit (les mails) c’est parler, oralement ? Et le mail ça empêche vraiment l’humain ? Mais que faisait Victor Hugo alors ???
C’est bien connu, les paroles s’envolent alors que les écrits restent. A moins que vous souhaitiez travailler dans un cadre de mauvaise foi et que vous maîtrisiez (et aimiez) tirer sur les ficelles de la politique et malheureusement, du mensonge, le mail reste l’outil, un peu magique, pour obtenir qu’une personne assume son propos et évite d’être de mauvaise foi : du coup, être plus « dans l’humain » oui, mais par oral comme par écrit. Quant à privilégier l’un ou l’autre, c’est une question de temps et d’impact. Si vous êtes pressé et que les impacts de vos paroles ne vous intéressent pas, alors privilégiez l’oral, mais si vous souhaitez vous inscrire dans une trajectoire pérenne et solide, le mail est un bon outil pour engager les personnes. Sur le long terme, elles vous remercieront de cette bonne habitude plutôt que de vous casser les pieds avec.

2. Tu devrais t’arrêter pour faire des enfants.*

(Oui j’ai bien dit toutes, parfaitement, authentiques) Partir du principe que tous le monde rentre dans le même moule préconçu provoque parfois des conflits. Si vous souhaitez que quelqu’un s’arrête de travailler, dites lui, directement, mais avec un argument, pas une « norme sociale » a fortiori si elle est limitante ; par exemple, optez pour recommander du repos car vous pensez que la personne est fatiguée.
Ne recommandez pas d’aller construire un humain comme un devoir de ralentissement de la carrière (et cela vaut pour les hommes, comme pour les femmes) soyez plutôt sincère, cela évitera la naissance d’un petit enfant, qui ne sera pas arrivé au monde pour les bonnes raisons. Et puis, recommander à quelqu’un de se servir de ses organes reproducteurs, ce n’est pas un peu franchir la barrière de l’espace personnel de manière trop flagrante ?
Ainsi lorsqu’on vous donne ce conseil, remettez le conseilleur à sa place, celle de son intégrité corporelle, personnelle.

3. Vous n’avez pas besoin d’être parfaite… (suivi d’un …vous ne faites pas de la politique)

D’abord cette phrase est souvent lancée dans un contexte où la personne qui donne ce conseil n’a aucune idée de la charge de travail de la personne à laquelle elle s’adresse. La recherche de perfection n’est que l’envie de faire bien dans un cadre où il est devenu particulièrement difficile de le faire.
Cette phrase est donc, un attrape-nigaud.e.s ; tout comme « vous n’avez pas BESOIN de donner des conseils » (mais vous le faites quand-même) ou ‘vous n’avez pas besoin d’un AïePhone, votre portefeuille non plus’ (et pourtant vous en avez acheté un). Bon on ne s’attardera pas trop sur le « vous ne faites pas de politique » comme si c’était l’exclusivité d’une partie de la population que de pouvoir en faire (dans un univers de démocratie, ça fait tâche…). Dans tous les cas, éviter de définir le besoin de l’autre est une bonne façon d’éviter de donner des conseils faciles, maladroits et finalement, qui ne servent pas à la personne à qui vous donnez les conseils.

4. Arrêtez d’apporter des problèmes, apportez plutôt des solutions !!!

Apporter des solutions toutes faites, comporte un risque majeur, c’est que celles-ci ne soient pas les bonnes. Apporter des solutions ne permet pas de se pencher sur les problèmes, de bien les comprendre, de les adresser, de pouvoir vraiment réfléchir à des solutions à plusieurs. Apporter des problèmes c’est aussi montrer qu’ils existent et qu’on peut les adresser, mais surtout qu’on ne les comprend pas forcement totalement. Avec le temps j’ai appris le compromis. Apporter un problème, proposer des solutions, et proposer de choisir parmi les solutions, ce qui permet de montrer qu’on a bien essayer de trouver des solutions, mais finalement qu’aucune n’est facile.

Je profite de ce passage pour vous partager une petite expérience.
Lorsqu’une personne perd un membre, jambe, bras, ce membre fantome, peut provoquer de la douleur. Les deux solutions auxquelles on pourrait penser au premier abord pour résoudre seraient : les antalgiques, ou faire une simulation 3D, ou greffer un nouveau membre. Vs Ramachandran a découvert une façon simple de régler le problème. Mais pour cela, il fallait qu’il comprenne parfaitement bien le processus qu’utilise le cerveau pour provoquer de la douleur dans le membre en question et ainsi, il a trouvé une solution simple et peu couteuse pour se faire : une mirror Box.
Je vous laisse explorer cela avec ce lien.
3 clues to understand your brain

5. Le client a toujours raison accolé à Le client est roi

Si le client avait toujours raison pourquoi ferait-il appel d’autres sociétés pour de la prestation ? S’il a raison, il sait faire, tout, tout seul. Faire appel à des sociétés de services ne démontre qu’une chose c’est qu’on a du bon sens, mais certainement pas le monopole de la raison. Un client peut avoir tort, et on peut l’aider à progresser vers la raison (ceci évidemment avec délicatesse). Et il peut avoir raison de temps en temps. Cela ne veut pas dire que l’esprit critique doit s’endormir lamentablement dans une servilité malsaine. Le client a souvent/parfois raison, mais certainement pas « toujours », car « avoir raison ne répare pas la plomberie ».
Cette position de soumission spontanée au client est aussi contre-productive, car lorsqu’elle commence, on ne sait jamais quand elle finit. Et parfois au grand dam de l’intérêt du client ; à force de plier à ses desiderata, on passe à coté de l’occasion de le faire progresser. Heureusement, les clients ne sont pas tous des bourreaux cruels et sadiques qui veulent torturer les consultants qu’on leur présente, ils apprécient pour la plupart, une remarque pertinente pourvue qu’elle ne soit pas formulée pour blesser, qu’elle ne soit pas une attaque personnelle, et qu’elle soit argumentée dans le sens de leur intérêt.

6. Enlève tes piercings pour un entretien d’embauche.

Ce conseil est probablement parmi les pires comme « attache tes cheveux » ou « mets un cravate » ou pire encore : « mets une jupe ». Il montre que se présenter sous son propre jour est complètement hors de propos, comme si… comme si en fait c’était quelqu’un d’autre qui allait bosser. D’abord cela ne sert à rien, car cela va demander à ce que vous gardiez ce look au travail (et dans le durée… ce qui n’est pas forcement facile) ou cela va faire découvrir progressivement qui vous êtes, car vous n’allez pas indéfiniment vous « cacher », ce qui peut rompre la confiance : on vous prendra, de facto, pour quelqu’un de menteur, même si c’était au départ pour rentrer dans une norme. Si un employeur voit un problème à ce que vous portiez un piercing (alors même que vous n’êtes pas mannequin -et encore-) c’est qu’il accorde plus d’importance à votre apparence qu’à votre contenu cérébral. Et puis, avant de présupposer que cela dérange, soyez-vous même, et discutez-en avec l’employeur.

7. Découpe ton travail en micro-tâches pour les déléguer

Cette remarque créé un clivage social dans l’entreprise, qui vise à reproduire des inégalités sociales bien au delà du salaire : elle présuppose que certaines personnes, doivent et peuvent faire certaines tâches, et d’autres pas. C’est le conseil qui veut dire qu’il existerait des postes de travail qui consisteraient à ne faire que des micro-tâches répétitives en exécution pure ; provoquant une perte totale de contrôle sur l’activité et comment l’améliorer. Cette vision Fordienne du travail amène beaucoup de frustration (et en général un fort turn over) mais rend aussi dépendant de l’action d’une personne faisant un travail qui ne l’épanouit pas. Ca sent la recette du succès ça ? Non ?! C’est normal…

8. Ne prend pas tes échecs personnellement.

Alors si c’est votre échec à vous, vous n’êtes en effet pas obligé d’en faire un drame, mais vous pouvez le prendre personnellement. Non pas pour des raisons de responsabilités (quoi que cela ne soit pas totalement une option), mais pour des raisons de pouvoir agir sur le changement. En effet, on ne peut pas changer des gens contre leur gré, SAUF, si elles savent qu’elles sont, en partie, responsables de leur échec. Une bonne façon de désengager et de déresponsabiliser une personne, voire de l’isoler dans de la médiocrité, est précisément de lui dire qu’elle ne doit pas prendre à cœur sa propre amélioration personnelle…

9. Tu es trop ambitieuse, réduis un peu tes ambitions

Ce conseil est certainement le plus dévastateur, il dit combien la personne vous méprise, et combien elle pense que vous n’avez pas les moyens de réaliser vos ambitions. Conseiller à quelqu’un d’y aller progressivement, de prendre son temps pour atteindre ses objectifs, d’être patient et pugnace, pourquoi pas, mais de baisser ses ambitions, c’est bien le conseil du grand envers le petit qu’on ne veut pas voir grandir et réussir. La prochaine fois qu’on vous dit que vous êtes trop ambitieux.se, posez la question du « pourquoi », et demandez à l’autre d’argumenter.

10. Les gens ne comprendront jamais la facilitation graphique [ou entrez l’activité de votre choix]

… ou encore « Non mais de la vidéo ?? sur internet ??!!! ça ne marchera jamais » (2 ans avant Youtube). On peut aussi y ajouter le « mais c’est pas comme ça qu’on fait ! » ou « on a toujours fait comme ça… ». On oublie souvent la vertu de l’imagination et de l’originalité pour apporter de la nouveauté. Les plus grands écrivains de science fiction ont inspirés de nombreuses innovations. Prétendre qu’une chose ne va pas marcher, parce que, c’est plus simple d’imaginer un monde sans progrès, est le plus sûr moyen d’essayer simplement, et bêtement, de vous décourager. Bouchez-vous les oreilles et lancez vous ! il existe assez de plateforme de kick start comme cela pour vous permettre de donner la preuve que le concept fonctionne, ou pour vous montrer que ça ne collera pas le cas échéant, mais les conseils faciles du genre « te fatigue pas, ça prendra pas » ne sont que contre-productifs.

Si le sujet vous intéresse vous pouvez aller lire :

Et vous, c’est quoi le pire avis professionnel qu’on vous ait donné ?

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur *les références* sans jamais oser le demander…

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Qu’est-ce qu’une référence et pourquoi sont-elles nécessaires ?

Une référence est une illustration concrète, et idéalement vérifiable, d’un travail produit par votre société. Elle permet de rassurer vos client de votre capacité à mettre en œuvre, réaliser, un projet, un produit ou un service, dans un domaine métier similaire (ou connexe), et d’une problématique technique et/ou fonctionnelle proche de celle pour laquelle il sollicite une proposition commerciale.

De quoi doit-elle se composer ?

  • Contexte

Il faut présenter le domaine métier du client et le contexte dans lequel on est intervenu : c’est un peu le « cadre de la mission ».
A EVITER : Le copier-coller de la description de la société en question, elle connait ce qu’elle fait, elle n’a pas besoin de vous pour lui rappeler.

  • Enjeux / Challenges / Defis

Il fut aussi rappeler les élément qui sont particulièrement importants pour le client, et les objectifs à atteindre dans le cadre de la mission.
A EVITER : L’enfilage de perle, évitez les évidences du genre « le client veut gagner plus d’argent ».

  • Votre intervention

Il s’agit ici de décrire de manière romancée (et valorisante) ce que votre société a réalisé :
– Durée de l’intervention,
– Nombres d’intervenants,
– Actions/opérations effectuées…
A EVITER : Le roman de 3 km qui donne beaucoup trop de détails. Une référence doit être efficace et aller droit au but. 

  • Cadre Technique

Cette partie peut être une sous partie de votre intervention. Le but ici est de décrire le contexte technique (technos, outils, frameworks, langages…) dans lequel la mission s’est déroulé. Il peut s’agir de technologies que l’on a utilisé de manière ponctuel dans la mission ou  de technologies qu’on a utilisées principalement par exemple.
On peut aussi dans cette partie présenter l’architecture technique dans laquelle on a évolué, voire un schéma directeur technique.

  • Valeur apportée

Il s’agit ici de présenter l’ensemble des points qui ont apporté de la valeur au client : Amélioration de métriques, Réduction de coûts, de problématiques,
Cette partie doit ressembler à une réponse aux enjeux énoncé dans le paragraphe « enjeux » et peut-être complété avec des avantages qui n’étaient pas attendus au départ mais qui ont été une conséquence de « notre intervention ».
A EVITER : La profusion d’adjectifs gratifiants, il s’agit de vous valoriser mais pas de vous jeter trop de fleurs : Connaître sa valeur, mais ne pas avoir non plus trop d’ego.

Final Tips ?

  • Demandez la permission à votre client. S’il refuse, négociez une référence où on ne cite pas le nom du client, mais uniquement le secteur d’activité.
  • Une référence raconte une histoire, il faut que votre histoire soit cohérente, si elle doit contenir tout ce qu’il y a au-dessus elle doit aussi contenir de la cohérence et une possibilité de la comprendre de bout en bout en la lisant : Faites quelques chose qui soit à la fois court, efficace et avec un fil rouge.
  • A part si vous n’êtes vraiment pas fiers de l’ergonomie ou du graphisme de ce que vous avez réalisé, mettez aussi, autant que faire se peut, des saisies d’écran.
  • Si vous le pouvez, demandez à votre client un témoignage du succès de votre mission et intégrez-le dans votre référence.

Karma Police

melindaGates

If you are successful, it is because somewhere, sometime, someone gave you a life or an idea that started you in the right direction. Remember also that you are indebted to life until you help some less fortunate person, just as you were helped.

Melinda Gates

Le bureau Volant

Non, il ne s’agit pas d’un bureau *(2) avec des petites ailes d’angelot (ou pire de papillon) mais d’une pratique, qui consiste à ne pas avoir de bureau fixe ou à travailler « en mobilité ». Dans les pratiques d’entreprise libérée, et de méthode.

D’après une étude Sur la France, championne de la démotivation au travail (source : enquête réalisée par Ipsos pour le compte de Steelcase) on découvre que la motivation est très liée au lieu où l’on travail. Le poste fixe donnerait en effet bien à penser qu’on est enchaîné à son poste.

Pourtant, le modèle « pc de bureau et téléphone fixe » reste un modèle encore particulièrement courant. Et pour cause, niveau « moyens généraux » tout le monde y trouve son compte.
Et pourtant se doter de la mobilité est utile. Prenons par exemple… moi. (oui tant qu’à parler de quelque chose, parlons de quelque chose que je connais) j’ai opté pour le bureau volant, j’ai un ordinateur portable, un téléphone portable, et… ça me convient.
Parfois j’ai le plaisir de pouvoir disposer d’un deuxième écran, lorsque c’est nécessaire, mais je suis libre de prendre le poste disponible qui me convient dans le service avec qui je souhaite effectuer un rapprochement ou avec qui il est nécessaire d’interagir.

Le but ?

D’abord arrêter le mode « guichet » où on s’envoie des mails et où les tensions (qui sont inhérentes à toute société) peuvent se résoudre en face-à-face et puis un peu d’hypocrisie ne fait pas de mal après tout si on est amenés à partager le même espace…
Pompe_terre_tourne*(1)

Ensuite, changer d’air. Comme changer de société. Le fait de changer régulièrement rend moins résistant au changement et le changement de luminosité, position, collègue de bureau, apporte un un regain de nouveauté (et de fraîcheur) dans le travail.
Voire offre la possibilité de faire des échange culturel avec des personnes avec qui on ne soupçonnait pas pouvoir échanger.

Enfin, changer de bureau c’est changer de rôle, c’est aussi changer de position managériale. Et donc offrir une plus grande cohésion sociale en supprimant l’effet petit chef et en rajoutant de la proximité dans les échanges.

En conclusion

Derrière cette pratique du bureau volant se cache un intérêt social, un progrès, et un regain de motivation au quotidien.

(1) *Ce petit morceau de bédé est extrait de l’excellent C’est pas en regardant ses pompes qu’on comprend comment la terre tourne » à voir d’urgence !!!

(2) *J’en profite pour vous livrer l’histoire du « bureau » ce petit mot qui démontre que notre langue est vivante.
Le bureau était une étoffe de bure qu’on mettait sur la table à manger pour pouvoir y faire ses devoirs.
Puis c’est devenu le nom de la table sur laquelle on travail. Et cela est allé jusqu’à s’étendre à la zone globale où on travail et même jusqu’à des portion d’administrations tel que le « bureau des impots ».
Comme quoi, ça commence par une étoffe de grosse laine et ça finit par te le prendre… ton bas… de laine.

L’art de bien communiquer

LES HARDS SKILLS

1. La quantité

Vous devez faire que votre contribution à une conversation soit aussi informative qu’il est requis.
A fortiori si lors de la conversation on vous pose tout un tas de questions pour avoir enfin la réponse attendu, c’est probablement parce que la quantité n’y était pas.
Dans tous les cas, si vous pensez que la quantité risque d’être trop importante, précisez-le à votre auditoire et laissez les choisir s’ils souhaitent vous écouter.
Sinon optez pour la loquacité du héro de DRIVE : dites peu en en disant beaucoup et efficace.

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2. La qualité

Ne dite pas ce que vous pensez être faux. Ou bien dites le, mais signifiez que vous pensez que c’est faux.
Ne dites pas ce pour quoi vous n’avez pas assez d’évidences appropriées.
Faites en sorte de donner une valeur de véracité à vos propos autant que faire se peut, sinon, signifiez que vous pensez dire quelque chose de faux.
Si vous êtes en train d’informer quelqu’un d’un événement futur, qui n’est pas encore totalement sûr d’arriver, mais pour lequel vous êtes confiant, signifiez le aussi.
Ne confondez pas ce que vous savez être vrai, et ce que vous croyez être vrai.

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3. La manière

Évitez l’obscurantisme. D’une expression ou d’un mot que votre auditoire ne connait peut-être pas.
Évitez l’ambiguïté. Soyez Bref et évitez la prolixité superflux. (tout en n’oubliant pas la quantité nécessaire bien sûr)
Ne partez pas du principe que vous êtes limpide et recherchez le feed back de la compréhension. Ne soyez toutefois pas insultant en demandant à votre auditoire de reformuler ce que vous avez dit, mais optez pour challenger leur réflexion autour de votre sujet pour voir si celui-ci a suffisamment bien été compris pour qu’il soit argumenté.

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4. La pertinence

Faites de votre contribution quelque chose qui a rapport avec le sujet.
Ne faites pas de hors sujet, par exemple n’évoquez pas les souvenirs de votre grand-maman quand on vous demande ce que vous avez pensé de votre dernière expérience professionnelle.
A fortiori essayez de ne pas adjoindre à votre propos trop de sujets en même temps vous allez créer confusion et lassitude de votre auditoire.

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LES SOFTS SKILLS

5. L’absence de jugement

Ne portez pas de jugement. Exprimez si une chose vous surprend mais ne vous permettez pas de donner votre avis lorsqu’il n’est pas requis (Cf : « la pertinence »)
Le jugement est le poison d’une bonne conversation : il nuit à la créativité, peut paralyser un ou tous les protagonistes d’une conversation (donc vous aussi, d’où l’expression « se tirer dans le pied »), et n’apporte finalement aucune valeur à la conversation.
Mais ne pas porter de jugement est difficile et il faut parfois se refuser de le faire, même si on y est de manière très encourageante, invité.

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6. La Bienveillance

Attelez-vous à faire de vos communications dans une conversation des messages bienveillants.
Ne vous forcez pas à un faux compliment, mais lorsque vous notez quelque chose que vous trouvez intéressant, par exemple, signalez-le.
Essayez autant que vous le pouvez d’être constructif dans la critique et d’y inclure du positif comme du négatif.

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7. La compréhension sympatique

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Si quelqu’un dans une conversation est énervé, vous n’avez pas besoin de calquer le modèle de la conversation. Vous pouvez être sympathique, mais non empathique, faire savoir ce que vous comprenez l’état de l’autre (sans jugement et sans manque de bienveillance) mais vous pouvez aussi opter pour votre propre humeur et votre propre émotion.

LES ++ SKILLS

8. L’écoute : éloge de la lenteur

Oui alors comme ça ça parait évident, et en fait non. Ecouter est très dur dans une conversation, car on est très concentré sur son propre propos. Et oui nous ne sommes pas multitâches.
Quoi qu’on en pense pendant qu’on le lit.
Un des secrets de la bonne écoute et la lenteur du propos.
Bon évidemment parfois vous aurez quelqu’un qui fera un flot de paroles, vous avez le droit de l’interrompre pour lui signifier que vous souhaitez un échange, et que c’est un monologue. Mais rappelez-vous que ce n’est pas une question de savoir qui « gagne » ou « perd » : c’est une conversation. Dans le meilleur des cas c’est un Win-Win et cela doit être votre objectif la plupart du temps.

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9. La confiance dans l’opportunité

Une conversation est toujours une occasion de glaner de l’information (ne dit-on pas « le silence est d’or » alors que « la parole est d’argent » ?). C’est l’opportunité d’échanger, voire, de se tromper. N’ayez craintes de rediriger votre pensée de la conversation si celle-ci a fait changer le sujet en cours de route.
N’ayez pas peur non plus de vous tromper, une conversation reste un espace d’essai-erreurs où on peut entendre et dire n’importe quoi, ça ne veut pas dire qu’il faut le faire tout le temps, mais lors ce que cela arrive de temps en temps.

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Great leaders…

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(…) Both kind of leaders, those inside and outside the corporate world, possess certain psychological traits. They tend to be adaptable and responsive, high in empathy, and able to see problems from all sides. These qualities require two distinct forms of cognition : social intelligence and flexible, deep analytic intelligence. An effective leader can quickly understand opposing views, how people came to hold them, and how to resolve conflicts in ways that are percieved to be mutually satisfying and beneficial. Leaders are often adept at briging people together -suppliers, potential adversaries, competitors, characteres in a story- who appear to have conflicting goals. A great business leader uses her empathy to allow people or organizations to save face in negociations so that each side in a completed negociation can feel they got what they wanted (and gifted negociator can make each side feel they got a little bit more than the other party). (…) it is no coincidence that many great leaders are also great storytellers – they motivate others around them with a compelling narrative, one that they themselves embody.

The Organized Mind – Daniel Levitin
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Pas mieux…